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 | Dans l'enfer des tournantes
Prix : EUR 4,30
"Pour sortir de mon malheur, il m'a fallu des années d'effort et beaucoup de souffrance". À 29 ans, Samira Bellil reconsidère son passé et se raconte tout entière dans ce récit autobiographique fort et émouvant. Dans l'enfer des tournantes est, comme le dit Samira, "la triste histoire d'une minette de banlieue". À 13 ans, Samira a été violée et battue à plusieurs reprises dans une cité de la banlieue parisienne. Sous le joug d'un caïd local, elle a eu peur, des années durant, de témoigner. Peur des conséquences, peur de la répression, peur du qu'en-dira-t-on. Sans fausse pudeur et sans rien cacher de ce qu'elle a subi et qu'elle nomme "la loi des cités", Samira Bellil confesse le souvenir des violences qu'elle a subies et la perte progressive des repères que cela a entraîné dans son comportement. De la "fille fleur bleue" qu'elle était, elle a été vite considérée comme une "fille facile", puis une "fille à cave". Vite marginalisée, Samira raconte comment elle a été rejetée par sa famille et même par certaines de ses amies. Placée en centre, elle est devenue fugueuse et très vite a tourné autour de la petite délinquance, livrée à la rue et à ses tentations. Ce témoignage très cru et très brut dans sa forme résonne de vibrants accents sincères. Il dénonce vigoureusement la violence des milieux machistes chez certains jeunes garçons de banlieue. Il témoigne aussi et surtout de la rage de cette femme pour renaître au monde après tant d'humiliations et d'oubli de soi. "Grâce au livre, je pense avoir retrouvé une forme de dignité", affirme l'auteur. Cette confession, aussi douloureuse soit-elle, en valait donc la peine puisqu'elle nous livre au final une vraie leçon de courage. --Denis Gombert
|  | Porter bébé : Avantages et bienfaits
Prix : EUR 4,90
Ce petit livre introduit parfaitement le portage des bébés. Il rassure les parents qui hésitent et il donne des arguments à ceux qui ont sauté le pas et qui sont confrontés à l'incompréhension de leur entourage!
Il nous rappelle que nous descendons tous du singe, et que les mamans singes portent leurs tout-petits!
Je pratique le portage tous les jours avec mon petit bout de six mois et c'est une enfant calme et sereine. L'écharpe est comme un utérus extérieur qui permet à bébé de bien grandir en toute sécurité (physique et affective).
C'est un livre court, facile à lire. Il n'apporte effectivement pas d'exemple de noeuds, mais il faut savoir que ces derniers sont différents selon les écharpes utilisées.
A lire, à prêter ou à offrir!
|  | Souffrance en France : La banalisation de l'injustice sociale
Prix : EUR 7,00
Christophe Dejours se propose dans ce livre de mettre en évidence les processus individuels et collectifs qui amènent à accepter la souffrance au travail, la sienne et celle des autres. L'auteur analyse également les mécanismes qui poussent certains à devenir les bourreaux de leurs semblables.
Un essai très riche, bien écrit et clair. Cela dit, son rapprochement de l'organisation contemporaine du travail avec l'organisation bureaucratique nazie est poussée un peu loin, même si par certains aspects elle ne manque pas de pertinence.
Un bon bouquin néanmoins, sérieux et documenté.
|  | Frères et soeurs, une maladie d'amour
Prix : EUR 6,00
Les parents pensent tous, quand ils décident d'avoir plusieurs enfants, qu'ils sauront les aimer les uns comme les autres, sans faire de différences, sans avoir de préférences. Ils croient, tout aussi naïvement et souvent en dépit de leur propre expérience, qu'entre frères et s?urs, l'entente est le régime normal : le sentiment communautaire d'appartenir à une même fratrie devrait l'emporter sur les petites querelles quotidiennes, sur les rivalités forcément passagères, sur les jalousies évidemment sans fondement. Or, personne ne l'ignore, la réalité est loin de correspondre à cette image d'Épinal. Marcel Rufo, pédopsychiatre, en sait quelque chose, pour compter, parmi ses jeunes patients, de nombreuses victimes d'un amour mal partagé ou, au contraire, trop uniformément prodigué. L'objectif de l'ouvrage est de dissiper cet étrange aveuglement, non pas évidemment pour dissuader les parents de faire le choix d'avoir plus d'un enfant mais, au contraire, pour les y aider ! en les préparant aux difficultés qui peuvent les attendre. Sans doute l'intérêt de l'auteur pour la question du lien fraternel ou sororal est-il motivé par sa propre condition de fils unique. C'est aussi cette expérience personnelle qui lui permet de proposer une conception ouverte de la fraternité, fondée davantage sur les expériences partagées que sur le sang commun. Cet ouvrage se penche également sur quelques configurations particulières : la fascinante proximité des jumeaux, la difficulté du frère ou de la s?ur handicapés, l'adoption ou les familles recomposées. Un essai qui sait faire ressortir la force et la richesse du lien fraternel, sans mentir sur ses risques et ses difficultés. À lire également du même auteur : ?dipe toi-même ! --Emilio Balturi
|  | Les Identités meurtrières
Prix : EUR 4,50
Un très bel essai pétri de sagesse, qui nous amène à jeter un regard informé, amical et serein sur ce qui nous différencie les uns des autres et sur ce qui nous rassemble.
Je me permets d'en résumer ci-dessous quelques idées clés.
Dans les sociétés où existent plusieurs cultures, religions, couleurs de peau, etc, il est capital de fournir à chacun les conditions de pouvoir assumer en toute sérénité, sans déchirement ou sentiment de reniement, ses appartenances multiples (nationale, religieuse, raciale, régionale, de sexe, de génération, etc). C'est un facteur de richesse et de paix sociales : une société est riche de ses individus tous uniques et valorisés comme tels et la tentation de la violence n'aura pas lieu d'être si personne ne se sent menacé dans ses multiples appartenances. Prendre conscience que notre identité est faite d'appartenances multiples instaure aussi un autre rapport avec autrui : il n'y a plus simplement « nous » et « eux » puisque chacun appartient non plus à un groupe unique mais simultanément à plusieurs communautés. Certes, nous en sommes encore souvent à une conception tribale de l'identité, qui débouche sur les pires dérives (ex-Yougoslavie, Rwanda), mais rien n'empêche de penser que cette mentalité évoluera comme tant d'autres avant elle (la torture et l'esclavage par exemple ont longtemps été considérés comme normaux ; désormais, ils sont inadmissibles aux yeux de tous ou presque).
S'agissant de l'immigration, Amin Maalouf nous invite à considérer le pays d'accueil ni comme une page blanche où les nouveaux arrivés pourraient écrire ce qu'ils veulent, ni comme une page achevée auquel cas l'étranger n'aurait plus qu'à se plier à tout ce qui préexiste à son arrivée, mais comme une page en train de s'écrire, ensemble. Il ne suffit pas de tolérer l'autre, il faut le respecter, c'est-à-dire considérer qu'il appartient à la même humanité que nous, et non à une humanité différente, au rabais, où certaines valeurs ne vaudraient pas. Les traditions ne méritent d'être respectées que si elles sont respectables, c'est-à-dire si elles sont conformes aux droits fondamentaux des hommes et des femmes. Admettre des traditions ou des lois discriminatoires, c'est mépriser leurs victimes.
Il serait trop facile de dire que c'est à cause de l'Islam que ces sociétés musulmanes ne se sont pas modernisées. En réalité, ce n'est pas par le radicalisme religieux que le monde musulman a répondu spontanément au défi de la modernisation, c'est-à-dire de l'occidentalisation puisque, à partir du 18e siècle, en un mouvement unique dans l'histoire de l'humanité, la civilisation occidentale est devenue la référence pour toutes les autres, dans tous les domaines. Bien souvent, les Occidentaux ont fait échec aux tentatives de modernisation du monde arabe (voir l'exemple de Muhammad-Ali en Egypte), ce qui a amené les Arabes à conclure que l'Occident ne voulait pas qu'on lui ressemble, seulement qu'on lui obéisse.
Du fait que modernisation signifie occidentalisation, elle implique, pour tous les non-Occidentaux, l'abandon d'une partie de soi-même, ce qui ne se fait pas sans amertume, sans un sentiment d'humiliation et de reniement. Quand la modernité porte la marque de l'Autre, certaines personnes se replient frileusement sur leurs différences. Il n'y a qu'à regarder l'attitude des Français vis-à-vis de la mondialisation, qu'ils associent désormais à l'américanisation !
L'effondrement du bloc communiste, vu par beaucoup comme une revanche des religions plus encore que comme une victoire du capitalisme, et la crise qui affecte l'Occident (paradoxalement, le modèle de société de référence dans le monde entier doute profondément de lui-même) poussent de nombreux individus vers la religion, qui leur permet d'assouvir le besoin d'identité (face à une standardisation croissante), d'insertion dans un groupe (face à l'éclatement des structures traditionnelles), de spiritualité (face aux angoisses existentielles qui accompagnent des changements aussi brusques que ceux dont nous sommes témoins), de déchiffrage simple de réalités complexes, d'action et de révolte (contre les injustices, la corruption, les inégalités, etc). Mais on peut aussi voir dans la montée du religieux une tentative de synthèse entre le besoin d'identité et l'exigence d'universalité puisque les communautés de croyants s'apparentent à des tribus planétaires. Pourtant, pour que les religions cessent d'être vécues comme des facteurs de division, il faudrait dissocier le besoin de spiritualité du besoin d'appartenance.
Par ailleurs, pour éviter que certains se voient comme les laissés-pour-compte de la modernité, il faut recourir au principe-clé de réciprocité : chacun doit nécessairement faire d'innombrables emprunts aux cultures dominantes, mais il est essentiel que chacun puisse constater que certains éléments de sa propre culture font désormais partie du patrimoine universel. Car «il serait désastreux qu'il y ait d'un côté des émetteurs universels et de l'autre des récepteurs, d'un côté ceux qui sont convaincus que le reste du monde n'a rien à leur apprendre et de l'autre ceux qui sont persuadés que le monde ne voudra jamais les écouter».
Amin Maalouf veut croire à un monde qui saura trouver des manières constructives de satisfaire notre besoin d'identité tout comme il veut croire à la possibilité d'instaurer de véritables échanges féconds entre cultures (cela pourrait passer, notamment, par l'apprentissage de trois langues : la maternelle, l'anglais et une troisième langue librement choisie, celle du coeur).
Et comme ses propos nous ont séduits par leur sagacité et par leur clarté, nous voulons y croire nous aussi. Alors, commençons par cesser de dire : tous les Allemands sont ceci, tous les Juifs sont cela, les hommes pensent tous ceci, les femmes sont toutes incapables de cela... Ces propos ne sont pas innocents, ils perpétuent l'irrespect et l'incompréhension et c'est un geste simple, que nous pouvons poser dès aujourd'hui, que de cesser de les proférer. Un petit pas vers davantage de sagesse...
|  | Les couples heureux ont leurs secrets : Les sept lois de la réussite
Prix : EUR 7,20
Enfin un livre original sur le couple !
Il ne faut se laisser rebuter par l'aspect "américain" du style. L'auteur est quelqu'un d'extrêmement sérieux. Il a créé un "laboratoire de l'amour" dans lequel il demande à des couples de venir passer quelques jours, et il observe ce qui se passe, ce qui peut permettre de prédire la longévité d'un couple.
Ce qu'on apprend par exemple d'intéressant, c'est que l'une des clés de la réussite, c'est la capacité d'un couple à sortir d'un conflit. Qu'il y ait des disputes des désaccords, c'est tout à fait normal. l'enjeu, c'est d'une sortir vite et bien, sans rancoeur.
On sort un peu de toutes les tartes à la crème sur la "communication émotionnelle" genre, "chéri il faut qu'on parle. Voilà ce que je ressens" etc.
Très instructif !
|  | Les nouveaux chiens de garde
Prix : EUR 6,00
Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques. Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d'autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l'idéologie néolibérale dominante, c'est le credo des nouveaux chiens de garde. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française et le trust des trente journalistes qui en tiennent les rênes à coup de présence incessante, d'info-marchandise, de renvois d'ascenseurs et flagorneries de courtisans, sape l'indépendance des journalistes, fragilisés par la crainte du chômage. "Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", une sentence qui résume bien l'esprit de l'auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd'hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle. --Anne Barrat
|  | La danse du couple
Prix : EUR 6,20
... pour bien en saisir tout le sens. Le couple est ici décrypté depuis ses débuts jusqu'aux moments de bonheur et de crises. Chaque situation est illustrée par des cas pratiques qui permettent de projeter dans la "vraie vie" les termes un peu compliqués utilisés par l'auteur. Un bonne méthode donc pour faciliter la mise à plat des sentiments, mais qui souligne aussi la nécessité de travailler sur soi pour construire le couple. A noter : l'un des rares ouvrages où le couple est reconnu sous toutes ses expressions (heterosexel ou homosexuel, couple à deux ou à trois avec l'amant/maitresse) Bref, à lire que l'on soit célibataire ou en couple, en curatif ou en préventif, à lire de son coté ou à lire ensemble.
|  | Elle n'était pas d'ici
Prix : EUR 4,00
PPDA est un super écrivain et ce livre ne déroge pas à la règle. Je ne suis pas une inconditionnelle du journaliste TV mais de l'écrivain qui sait toucher et émouvoir à travers ces mots choisis. PPDA, tu n'est plus à l'écran du 20h mais ton plus beau rôle est celui d'écrivain car comme on dit "les écrits restent..." surtout quand ce sont de beaux récits !
|  | Des choses cachées depuis la fondation du monde
Prix : EUR 7,50
Ce livre comme pratiquement tous les livres de RG est absolument indispensable, car il y aborde un sujet précis à l'aune de sa fabuleuse théorie mimétique. Et le sujet abordé ici est le christianisme. Ce n'est absolument un livre de théologie, même si les conclusions sont favorables au christianisme.
Ceci est un livre d'anthropologie pure et dure. Alors que tout le monde a les yeux tournés vers Levi-Strauss, c'est à mon humble avis Girard qui a les intuitions les plus proches de la réalité. Et le talent au service de sa lecture de la Bible et des mythes du monde laisse stupéfait. Du très très grand.
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