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 | Le Prince
Prix : EUR 4,00
Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une oeuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières oeuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Oeuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. --Paul Klein
|  | L'Empire de la honte
Prix : EUR 6,50
C'est une dure vision des choses mais c'est la réalité!
Depuis la lecture de ce livre tout est autre:je n'achète plus de la même façon....nous sommes Consom'Acteurs!
Les grandes multinationnales sont à proscrire au maximum du possible dans nos achats! ....Privilégions les "petits" fabriquants pour les aider à faire face.
Un livre à offrir autour de nous pour Noel!
|  | Discours de la servitude volontaire
Prix : EUR 2,50
Claude Lefort rapprochait La Boétie de Machiavel car l'un et l'autre, les seuls en leur siècle s'agissant proprement du politique, mais combien parlant en leur isolement, tirent radicalement les conséquences du surgissement d'une figure inédite de la domination et parlent du même coup pour l'avenir.
"Pour le moment, je désirerais seulement qu'on me fit comprendre comment il se peut que tant d'hommes, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois tout d'un Tyran seul, qui n'a de puissance que celle qu'on lui donne, qui n'a de pouvoir de leur nuire, qu'autant qu'ils veulent bien l'endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal, s'ils n'aimaient mieux souffrir de lui, que de le contredire. Chose vraiment surprenante (et pourtant si commune, qu'il faut plutôt en gémir que s'en étonner)! c'est de voir des millions et de millions d'hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug déplorable, non qu'ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu'ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés par le seul nom d'un, qu'ils ne devraient redouter, puisqu'il est seul, ni chérir, puisqu'il est, envers eux tous, inhumain et cruel."
L'exigence de liberté est radicale :
"Si pour avoir la liberté, il ne faut que la désirer; s'il ne suffit pour cela que du vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l'acquérant par un simple souhait ? Et qui regrette sa volonté à recouvrer un bien qu'on devrait racheter au prix du sang, et dont la seule perte rend à tout homme d'honneur la vie amère et la mort bienfaisante ?"
Comme l'explicite l'auteur, "la première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude" :
"Il est vrai de dire, qu'au commencement, c'est bien malgré soi et par force que l'on sert; mais ensuite on s'y fait et ceux qui viennent après, n'ayant jamais connu la liberté, ne sachant pas même ce que c'est, servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n'avaient fait que par contrainte."
Les Tyrans savent amuser / droguer le peuple :
"Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie."
L'auteur poursuit par une superbe critique que nous transposons immédiatement dans notre actualité de la société de communication et de publicité qui prévaut sur celle du sens, du signifié, du politique :
"Ainsi, les peuples abrutis, trouvant beau tous ces passetemps, amusés d'un vain plaisir qui les éblouissait, s'habituaient à servir aussi niaisement mais plus mal encore que les petits enfants n'apprennent à lire avec des images enluminées."
Lire et relire Etienne de la Boétie vous conduit à mieux comprendre les limites du discours politique démocratique et révolutionnaire. C'est se doter d'une table de questions, vivante, sur la liberté politique.
|  | Histoire des codes secrets
Prix : EUR 6,95
Je n'étais pas très partant quand je l'ai pris.. Généralement, j'achète un livre sérieux et un livre beaucoup plus facile à lire... Celui là devait etre sérieux.. Quelle erreur!!! Facile à lire, passionnant.. Les commentaires élogieux ne manquent pas... Même si le sujet n'intéresse pas.. Ce livre est un régal.. Résultat, je le passe à mon épouse qui l'a commencé et qui adore et j'achète les autres livres de Singh.. Un régal.. Vraiment...
|  | Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes
Prix : EUR 3,00
Qu'y a-t-il de naturel en l'homme ? Jean-Jacques Rousseau, dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, publié en 1755, imagine l'humanité dans sa condition primitive, à une époque où elle ne vivait encore que d'après sa constitution première. Le tableau qu'il dresse de cet état de nature originel fait ressortir l'existence de différences physiques mais d'aucune distribution inégale de droits entre les hommes. C'est l'institution sociale et l'invention du droit qui fera naître les inégalités. Rousseau nous raconte l'enchaînement des circonstances qui dut conduire le genre humain à s'éloigner de son heureuse condition originelle et à devoir recourir à l'autorité d'un État pour sauvegarder la vie et la liberté de chacun. Au cours de l'histoire, l'homme se socialise, apprend à parler, à aimer ; il s'humanise en s'éloignant de sa première condition, simple, heureuse mais quasi animale. Une manière pour Rousseau de formuler la contradiction de la condition humaine : historique, insatisfaite, mais aussi hantée par le rêve de la nature et du bonheur. Un texte d'une grande éloquence qui ne peut que toucher son lecteur. --Emilio Balturi
|  | Surveiller et punir
Prix : EUR 12,50
Depuis le Siècle des lumières, les progrès de la raison et de la science auraient contribué à l'émancipation de l'humanité. Michel Foucault récuse ce lieu commun : il conçoit la modernité comme l'âge des sociétés disciplinaires, l'âge des prisons où, à l'instar de l'école et de l'armée, on enferme pour redresser. Les sciences de l'Homme (sociologie, psychologie, psychiatrie) elles-mêmes constituent l'instrument privilégié de ce nouveau pouvoir disciplinaire. L'homme devient objet de science pour être mieux assujetti. Derrière le désir désintéressé de savoir, Foucault décèle une volonté de pouvoir. Si le projet d'un Descartes à l'âge classique était de "nous rendre comme maître et possesseur de la nature" grâce aux progrès de la physique, l'ambition implicite des sciences humaines serait de nous rendre maître de l'homme. L'analyse des techniques modernes d'assujettissement - notamment en prison, institution type où se révèle cette articulation savoir/pouvoir - est ici étayée par de nombreux documents d'archives qui confèrent à cet ouvrage un intérêt historique aussi bien que philosophique. --Paul Klein
|  | Du contrat social
Prix : EUR 3,80
Qu'est-ce que le citoyen attend ou devrait attendre de l'État en échange de l'obéissance à ses lois ? Le propos de Jean-Jacques Rousseau dans son Contrat social, publié en 1762, est de déduire la forme constitutionnelle de l'État légitime, la République. L'ouvrage expose à la fois les grands principes de cette République et les raisons qui en font une réalité historique condamnée à disparaître. À l'heure où il écrit, Rousseau, tourné vers le modèle des cités antiques, est convaincu que la liberté politique appartient à une époque révolue depuis longtemps. Les récentes innovations parlementaires anglaises ne font que confirmer à ses yeux le nécessaire déclin républicain : dans les sociétés libérales modernes, les intérêts de l'individu privé l'emportent en effet sur la vertu citoyenne. Texte politique d'une grande rigueur, l'ouvrage Du Contrat social doit davantage se lire comme la critique anticipée des démocraties contemporaines que comme un manifeste militant pour une quelconque cause révolutionnaire. --Emilio Balturi
|  | Traité des cinq roues : Gorin-no-sho
Prix : EUR 6,50
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître des armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: traité des cinq roues.
Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.
Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
|  | La société du spectacle
Prix : EUR 5,50
Debord est un écrivain énervé, radical et peu conciliant. C'est la force et la faiblesse de son projet. Cette rage pose son texte là ou personne ne va généralement, mais en même temps rend l'ensemble de ses propositions extrèmement fragile.
Les concepts ne sont ici pas définis. Qu'entend-il réellement par spectacle, comment se forment les jeux des acteurs sociaux, en quoi sont-ils différents des périodes différentes ? Tout cela est flou, imprécis, c'est ce qui permet à chacun de bâtir sa propre logique sur le terreau de l'auteur. C'est la force de l'ouvrage, chacun peut s'emparer de quelques formules (dont le titre) pour développer son discours.
On sent à la lecture de l'ouvrage les énervements très contextualisés de l'auteur, on sent qu'il rentre de réunion et paf un chapitre dans ta face, il lit un ouvrage qui lui déplait et pof un ou deux autres chapitres dans ton nez. Cela créée des ruptures de ton. Des auteurs de qualibre différent sont convoqués au petit tribunal de Debord pour y être exécutés.
Les références à l'espace et le temps sont imprécises, discutables, le concept global relève soit de la tautologie (tout est forcement spectacle dans une société (ref "la mise en scene de la vie quotidienne"), tout est forcément marchand dans une société marchande) soit d'un manque de références : la société du XVIIeme, du XIXeme (sont-elles moins spectaculaire ? La fragmentation et l'isolement y est-il moins fort ?) etc...où se trouve la critique de l'esthétisation de la politique de Goebbels...etc...
La critique de Debord ne résiste pas à l'évolution de la société, ses prédictions en terme de modialisation, de communication, de développements vont à l'encontre de se qui se passe actuellement. La bipolarité de classe fait problème.
Je le recommande comme contre exemple d'une argumentation construite, comme manifestation d'une pensée datée, d'un esprit (il le dit en introduction) qui ne se remet pas en question.
L'erreur bien entendu de l'auteur est de parler de spectacle, le terme propagande (ref chomsky) aurait été plus juste. Là encore, l'auteur se piège par ses propres mots plutôt que de fouiller les concepts.
Le plus ironique est que son ouvrage ne traverse les époques que parce qu'il s'est très bien intégré à la société qu'il dénonce !!
|  | La société de consommation
Prix : EUR 7,60
Analyse dense, complexe et minutieuse de la société de consommation telle qu'elle apparaissait à la fin des années 60 - début des années 70. Intéressant à lire, presque 40 ans plus tard, pour constater comment Baudrillard avait très bien analysé certaines tendances qui se sont affirmées depuis. Il avait prédit par exemple la tyrannie grandissante du savoir-être et de la relation, l'hédonisme, l'affectivité envahissante et l'infantilisation ; la fatigue généralisée et la hausse des depressions et des conduites addictives ; la vacuité impossible des loisirs et du temps libre et l'accélération du rapport au temps ; ou l'augmentation des inégalités.
Toutefois la plupart des thèmes abordés ont bien sûr été repris, développés et actualisés depuis par de nombreux auteurs. Par conséquent, à part peut-être pour certains concepts particulièrement bien analysés comme la violence inhérente à la société de consommation ou l'illusion d'une société d'abondance qui reste en fait une société de pénurie, l'essai de Baudrillard, n'est peut-être pas indispensable, à part sans doute pour les spécialistes et les étudiants en sociologie. En effet, souvent ardue, la pensée foisonnante et complexe de l'auteur est parfois difficile à suivre.
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