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Kogaratsu, Tome 11 : Fournaise
Prix : EUR 10,40

C'est dommage. "Fournaise", le dernier Kogaratsu, s'est fait attendre bien longtemps : on pouvait donc s'attendre à autre chose qu'une sorte de remake - en moins bien - de "Par-delà les cendres". Le scénario est franchement assez pauvre et le dessin perd un peu en intensité, comme si les auteurs en avaient déjà marre de cette série, pourtant fort bien réussie jusqu'à présent, et qui compte pourtant de vrais petits bijoux en matière de BD.
A quand une rencontre entre Kogaratsu et Miyamoto Musashi, maître de sabre, par exemple ? Voilà matière à quelques beaux albums qui ajouteraient du volume au personnage, lequel semble de moins en moins intéressant (il ne parle pratiquement plus !...) En résumé, je dirais que c'est le moins bon de la série.

Kogaratsu, tome 0 : Le Pont de nulle part
Prix : EUR 10,40

Cette BD plonge le lecteur dans un Japon des samurais certe dépaysant, mais les auteurs auraient pu rechercher un peu mieux leurs réferences, surtout au niveau des usages de "san", "sama" et autres suffixes. En effet, ce sont des suffixes qui s'utilise uniquement apres le nom d'une personne, et ne s'emploient jamais seuls, et encore moins pour dire "monsieur" ou "maitre", comme dans la BD. C'est particulierement enervant pour quelqu'un qui a apris le japonais, surtout quand ses erreurs sont répétées des dizaines de fois en un volume. On denotera aussi des bizarreries dans la romanisation des noms japonais, comme Yémitsu a la place de Iemitsu, bien que ce soit pardonable.

Kogaratsu t. 7 : l'autre moitie du ciel
Prix : EUR 10,40

Kogaratsu, tome 3 : Le Printemps écartelé
Prix : EUR 10,40

Esthétique proche de Kurasawa et traits très fin !!!
Michetz pour un pratiquant d'arts martiaux est la reference!!!
Il est le meilleur dessinateur européen sur le japon médiéval. Dommage que le rythme des sorties de ses albums soit aussi lent.
J'espère qu'un jour il osera donner sa version esthétique de la vie de myamoto musashi ou du shinsengumi !!!!

Kogaratsu, tome 4 : Le Dos du tigre
Prix : EUR 10,40

Les dessins sont assez réussis, le scénario est dans la lignée des films de Akira Kurosawa, mais malheureusment, comme dans les épisodes précédents, cette BD est criblée de fautes dans le mots japonais. Il y a même de nombreuses inconsistances dans l'orthographe des noms. Un personnage s'appele une fois Hakushi, puis ensuite Akushi. Les chrétiens sont appelés kirishito (la romanisation correcte du katakana), puis krishito ou encore krishitan, quand ce n'est pas chrishito.

Une autre bizarrerie est que l'histoire se passe à Hokkaido, qui s'appelait en fait Ezo à l'époque, et que les soldats souffrent de la canicule durant tout l'épisode, attendant l'arrivée de la pluie. Il y a deux problemes avec cela. Premièrement Hokkaido a un climat beaucoup plus frais que le reste du Japon, donc pas de soleil de plomb en été. Deuxièmement, l'été est la saison des pluies au Japon, et le mois d'aout le 3ème mois le plus pluvieux de l'année à Hokkaido, donc il n'est pas possible de rester des semaines sans pluie. L'auteur a une fois de plus négligé sa recherche avant d'écrire.

Kogaratsu, tome 6 : L'Homme sur la vague
Prix : EUR 10,40

Kogaratsu, tome 1 : Le Mont au lotus de sang
Prix : EUR 10,40

Kogaratsu n'est pas une mauvaise BD en soi, mais j'ai été décu et même énervé par l'abondance d'erreurs de traduction et d'usage de nombreux mots japonais utilisés. Des la première page, le suffixe d'affection n'est pas "shan" (qui n'éxiste pas) mais "chan" (prononcez "tchan").

Ensuite, l'auteur utilise "ano ne" pour dire "attention !" en caractères gras et rouge pour montrer qu'elle crie de stupeur. C'est une erreur grossière comme "ano ne" est une expression que l'on utilise en réflechissant à ce qu'on va dire, d'habitude sur un ton pensif, comme on dirait "euh" ou "bon" en francais, et surement pas pour dire "attention". Ca ne m'étonnerait pas que l'auteur ait utilisé un simple dictionnaire francais-japonais ou il était écrit que "ano ne" était utilisé pour "attirer l'attention" (mais quand on commence une conversation, pas en criant au secours !).

Je doute aussi que les Japonais appellent les "kami" (esprits de la nature) à leur secours, comme dans la religion Shinto les kami ne s'occupent pas vraiment des hommes et ne sont pas nécessairement bienfaisant. Au contraire, on essaye d'habitude des les apaiser ou les faire fuir. L'auteur pensent trop comme un chrétien (ou juif ou musulman), ce qui explique ces erreurs.

Plus loin, l'auteur traduit "yashiki" comme "ferme fortifiée" alors que c'est plutot un residence seigneuriale. Page 18, il est fait mention de "kwaidan", traduit par "spectre". Cependant, tout d'abord ce mot n'éxiste pas; c'est "kaidan" et non pas "kwaidan" (il n'y a pas de son "kw" en japonais), et cela veut dire "histoire de fantômes" ("dan" = histoire). Ici le mot approprié aurait été "yuurei" (spectre, fantôme) ou même "o-bake" (fantome, monstre).

Finalement, le terme hindou "karma" est utilise comme un mot japonais avec un astérix indicant que ca signifie "destinée". Le problème est que ce mot n'éxistait pas à cette époque dans la langue japonaise; il y avait plusieurs autres mots comme "gô", "gôin", "shukuen" ou encore "ui", suivant le contexte.

Kogaratsu, tome 9 : La Stratégie des Phalènes
Prix : EUR 10,40

dans cet episode se concentre les traits principaux de kogaratsu :
son dénuement, son refus du combat pour le combat, son sens de la répartie, et plus que cela sa suprême maitrise non seulement du sabre mais de la stratégie qui lui est indispensableet corrélée. bien malin qui aurait deviné la fin... dans ce tome kogaratsu approche à mon sens la stature de myamoto musashi, l'un des plus grand escrimeurs de l'histoire du japon.
le trait de michetz est toujours aussi beau, les couleurs justes et il ne manque que le son et l'odeur pour y etre vraiment.
il faut esperer que l'aventure de kogaratsu ne s'arretera pas au tome 10 qui s'il est graphiquement brillant (la version avec le carnet de croquis est sublime), n'atteind pas la cheville de celui ci en terme de scenario.
en parlant de scénario....
à quand une adaptation cinématographique de la série ?

ce tome 9 est un pur bijou !

Kogaratsu, tome 8 : Sous le regard de la lune
Prix : EUR 10,40

Kogaratsu, tome 2 : Le Trésor des Etas
Prix : EUR 10,40

Décidement, cette série ne s'améliore guère au fil des épisodes. L'orthographe des mots japonais est catastrophique. "Haikku" à la place de "haiku", "Hokkaido devient "okaïdo" (1x seulement), "amateratsu" plutot que "amaterasu" (une dizaine de fois, donc l'erreur de frappe est à écarter), un chrétien devient tantôt un "kirishito" tantôt un "krishito" au lieu de "kirisuto". Quand au dieu de la guerre "Hachiman", il devient "Ashiman" ! De plus les prénoms des personnages sont parfois des noms de famille (donc 2 noms de famille !), ou ne sont même pas des noms (le japonais a des règles très stricte pour la formation de noms et prénoms).

Je me plaindrai aussi des anachronismes parce que c'est une BD à caractère historique. En 1610, l'année où l'histoire se passe, les Japonais n'avait pas de daimyô à Hokkaido. Hors, l'histoire de Kogaratsu se passe principalement dans la province fictive de Hoso-i à Hokkaido jusqu'ici. Même le nom "Hokkaido" n'éxistait pas avant 1868. L'île s'appelait Ezo avant cela.

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