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Mythologies
Prix : EUR 5,95

L'Antiquité avait son Oedipe, le Grand Siècle son roi Soleil, et voilà que Barthes donne à la France de l'après-guerre ses nouveaux emblèmes : la DS Citroën, le Tour de France, le steak frites... Tous objets d'un culte bourgeois, ils deviennent de véritables mythes pour une société qui finit par se penser à travers eux. Mais si Barthes se penche avec la rigueur de l'ethnologue sur ces nouveaux mythes, c'est pour mieux en dénoncer les mécanismes : l'idéologie dominante ne s'inventerait ainsi des valeurs que pour légitimer des "normes bourgeoises" qui en manquent singulièrement... Écrites quotidiennement de 1954 à 1956, ces mythologies déploient une écriture fine, cultivée et juste, à lire comme autant de petites chroniques savoureuses. Toutefois, on les retiendra avant tout pour l'actualité de leurs propos : sur le même modèle, on trouverait sans peine de nouvelles mythologies, qui ne seraient sans doute pas très éloignées de celles que Barthes, en son temps, mettait en évidence. --Karla Manuele

Comprendre le pouvoir : Tome 1
Prix : EUR 10,00

Le combat de Noam Chomsky est passionnant, et les idées qu'il combat aussi. Lire du Chomsky c'est voir le monde sous un autre point de vue.

Il permet d'être moins crédule face aux informations que l'on reçoit, et de savoir comment s'informer sans être manipuler.

Cependant, l'abondante littérature qu'il publie devient vite lassante, car la majorité de ses livres reprennent les mêmes informations.

Dernier avis, je trouve qu'il devrait parfois se relire pour ne pas reproduire ce qu'il dénonce. A chaque fois que Noam fait référence à une personne qu'il combat, il passé 2, 3 pages à la dénigrer avant de nous présenter la situation. Il ne se gène pas aussi de complimenter gracieusement les personnes qui soutiennent ses opinions.

Tentative de manipulation par l'information ?

A lire avec modération et avec recul, mais a lire quand même !

Sur la télévision
Prix : EUR 6,00

"La télévision fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature (...), un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie". Le ton est donné, celui d'un propos argumentatif, si l'on en croit Pierre Bourdieu, propos qu'il choisit de soutenir à la télévision tout en s'inscrivant en faux des règles classiques de mise en scène, pour lutter contre la manipulation, pour la liberté de pensée. Une liberté de pensée à laquelle les journalistes renoncent, ficelés qu'ils sont par une concurrence furieuse. Celle du marché d'abord : qui dit concurrence entre chaînes de télévision, dit audimat, recherche de scoop, fast thinking pour le journaliste pressé, fast food culturel pour le consommateur. La concurrence ne s'arrête pas là : il y a celle active au sein du champ journalistique : avoir son émission de télévision, c'est le minimum pour exister, dans la presse écrite comme ailleurs. Il est bien loin le spectre du quatrième pouvoir, l'heure est à l'organisation savante des plateaux, à l'emprise de quelques journalistes sur la presse... On l'aura compris, le sociologue réagit vivement au monopole d'un média dans la fabrication et la diffusion de l'information, égratignant au passage quelques personnalités médiatiques. Nostalgie d'une télévision culturelle style TV Sorbonne ou plaidoyer convaincant pour une autre télévision ? À vous de juger : c'est court, c'est vif, assez pour aiguiser la plume de Daniel Schneidermann qui répond à Pierre Bourdieu dans Du journalisme après Bourdieu. --Anne Barrat

Ne touchez pas la hache
Prix : EUR 22,98

Les nouveaux chiens de garde
Prix : EUR 6,00

Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques. Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d'autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l'idéologie néolibérale dominante, c'est le credo des nouveaux chiens de garde. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française et le trust des trente journalistes qui en tiennent les rênes à coup de présence incessante, d'info-marchandise, de renvois d'ascenseurs et flagorneries de courtisans, sape l'indépendance des journalistes, fragilisés par la crainte du chômage. "Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", une sentence qui résume bien l'esprit de l'auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd'hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle. --Anne Barrat

Les héritiers
Prix : EUR 11,90

Les Héritiers, bien qu'écris en 1964 (donc avant 1968 et les réformes de l'enseignement supérieur), reste un livre encore d'actualité. Il dresse une analyse précise et inédite sur la vie étudiante. Il met le doigt (notamment) sur le problème de la réussite scolaire en la mettant en rapport avec l'origine sociale. Moi-même étudiant en sociologie, je me suis reconnu dans le portrait de la vie universitaire de ce bouquin et je conseille cet ouvrage à tous étudiants pour mieux comprendre et se comprendre dans ce vaste monde qu'est l'enseignement supérieur.

Fragments d'un discours amoureux
Prix : EUR 23,00

Le désir de connaître mais aussi la troublante expérience de l'embarras et du tâtonnement confèrent à la réflexion philosophique sa dimension érotique. Pour les mêmes raisons, l'amour est philosophie : l'amoureux s'arrache à son propre point de vue pour porter sur lui-même et le monde le regard d'autrui, subit l'épreuve du doute après l'enthousiasme et nourrit sa réflexion d'incertitudes. Il ne sait plus ce qu'il sait, cherche ses mots, ne sait comment définir l'être aimé et craint d'être sot. Cette hésitation essentielle l'affranchit de la présomption et de l'idiotie. L'idiot, en effet, ne connaît pas l'amour et ses dérèglements : il est partout chez lui, jamais troublé ni dérangé par personne. Dans ces Fragments d'un discours amoureux, Roland Barthes nous permet de saisir à quel point l'amour, loin de nous rendre aveugles, est éclairant. Lumineuse expérience de la relativité de soi et de tout, l'amour brise la cohérence préétablie de nos pensées toutes faites et des discours les mieux rodés. Un livre éclatant, à lire éperdument. --Paul Klein

Questions de sociologie
Prix :

Le degré zéro de l'écriture
Prix : EUR 6,50

Barthes est un incontournable de la critique littéraire du XX è s. Il est impossible de passer outre. Mais l'avantage de ses ouvrages - nous avons donné celui-ci en référence, mais nous pourrions presque les citer tous, notamment les " Essais critiques ", Paris, Le Seuil, 1964, 285p. - est qu'ils se divisent en chapitres assez courts, dans lesquels le thème développé est clairement indiqué par le titre de l'essai. " Le degré zéro de l'écriture " est une réflexion sur les différents types d'écriture littéraire et sur leurs ancrages historiques et politiques. Les " essais critiques " et " nouveaux essais critiques " sont pour leur part des réflexions assez brèves - une dizaine de pages - sur des auteurs - Flaubert, Brecht... - ou sur des notions générales de critique littéraire - écrivains et écrivants, quelle littérature aujourd'hui... -. Même s'il n'est pas toujours évident de le comprendre à la première lecture, cela vaut le coup de persévérer car il se dégage toujours de ses essais quelques idées qui permettent d'étayer nos réflexions.

Convaincre sans manipuler : Apprendre à argumenter
Prix :

CD - DVD - Festivals - Groupes de rock