 | Les Demeures philosophales et le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du grand oeuvre - 2 volumes
Prix : EUR 65,00
Il y a plus de soixante dix ans que parut dans la boutique de l'éditeur Jean Schemit, aujourd'hui disparu, un ouvrage étrange, oeuvre magistrale, intitulé « Le Mystère des Cathédrales » qui passa inaperçu à l'époque, et ne fut acheté que par les « spécialistes » et quelques bibliophiles bien informés. L'ouvrage fut cependant très vite épuisé, puis rare et très recherché. Malgré une réimpression en 1957 chez 1'« Omnium Littéraire », il fallut attendre la troisième édition - définitive - en 1965 pour disposer depuis lors sans souci de raréfaction de ce merveilleux « Testament Alchimique, Scientifique et Spirituel » du seul Adepte qui se soit manifesté au vingtième siècle bien qu'anonymement, le savant et laborieux FULCANELLI, digne successeur de ses rares devanciers, dont Cyliani fut -Initialement - le dernier en date. « Ce nom célèbre est si solidement implanté dans les mémoires jusqu'aux générations futures et les plus lointaines, qu'il est positivement impossible qu'on lui substitue jamais quelque patronyme que ce soit, fût-il apparemment certain, le plus brillant ou le mieux préconisé... De même que la plupart des Adeptes anciens, en jetant aux orties du fossé la dépouille usée du vieil homme, Fulcanelli ne laissa, su le chemin, que la trace onomatique de son fantôme, dont le bristol altier proclame l'aristocratie suprême. » (E. Canseliet, in préface de la deuxième édition. pp. 15 et 16). Mais l'énigme de ce pseudonyme n'ayant pas été résolue et la plupart des modernes étant épris de merveilleux, bien qu'ayant la haine du secret, certains voulurent absolument découvrir l'identité de l'auteur du « Mystère des Cathédrales ». Pour les uns Fulcanelli serait le libraire érudit « Pierre Dujols » mort le 19 avril 1926 âgé de 61 ans, auteur d?une curieuse préface, écrite pour la réédition du « MUTUS LIBER », laquelle fut intitulée hypotypose, et signée du pseudonyme de Magophon (Nourry, Editeur, 1914, in-folio. - Sur l'édition originale d'Altus, La Rochelle 1677, in-folio) : la parole du Mage, Magos-phone. Dans un article nécrologique paru dans le « Voile d'Isis » (Juin 1926) Paul Le Cour (fondateur de l'Association Atlantis - qui existe toujours à Vincennes !) écrivit que Pierre Dujols n'a publié aucun livre, mais « a toutefois laissé un manuscrit, n'ayant pas jugé à propos de le publier de son vivant... qu'il affirmait avec toute son autorité que la transmutation métallique est possible, qu'elle fut connue de toute antiquité et que c'est SA CONNAISSANCE SEULE qui peut donner le pouvoir à la fois sacerdotal et royal des initiés, leur conférant la connaissance des lois de l'univers matériel et spirituel, ainsi que celle de son histoire passée et future ». Pour d'autres, c'est le préfacier lui-même ; pour la majorité des passionnés du MYSTERE FULCANELLI, ce serait Julien Champagne, l'illustrateur avoué de l'ouvrage, ami intime de Pierre Dujols, mort en 1930, l?année de la parution des DEMEURES PHILOSOPHALES. Quoi qu'il en soit nous croyons le problème insoluble comme celui de Shakespeare ou de Louis XVII : peu importe aux « pauvres hommes labourans, sortis de la basse pouldrière », aux étudiants sincères, aux chercheurs infatigables, amoureux désintéressés de la Science. Comme l'écrit si justement Robert Amadou dans l'excellent article publié à l'occasion de la réédition du premier ouvrage de Fulcanelli (Journal « Combat », 23 février 1958) : « que la discrétion excitante de Fulcanelli procède d'une nécessité spirituelle, ou bien qu'elle entretienne une pieuse mystification... les pages signées Fulcanelli méritent notre intérêt à des titres supérieurs ». Le pseudonyme lui-même ne contient-il pas, en effet, la clef de l'énigme, ou tout au moins la raison profonde de cet anonymat : Vulcain-Hélios, le feu terrestre, élé-mentaire, mais philosophique, et le feu céleste et divin (Lumière et Vie). Dieu le Feu ! Fulcanelli = Le forgeron du Soleil. Et Fulcanelli est Frère d'Héliopolls, la citadelle solaire, résidence d'Elias Artiste, qui préside au Grand-Oeuvre. Ce pseudonyme n'est-il pas la preuve signée d'une filiation sans tache, prodigieusement entretenue, afin que soit réaffirmée sans cesse, dans sa double manifestation spirituelle et scientifique, la Vérité éternelle, universelle et indivisible. L'opinion des plus instruits et des plus qualifiés est que celui qui se cacha, ou se dissimule encore de nos jours sous ce fameux pseudonyme de Fulcanelli, est le plus célèbre et sans doute le seul alchimiste véritable (peut-être le dernier), de ce siècle (XXe) où l'atome est roi. - Bienvenue en Atlantis !
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