 | Offrandes : 365 pensées de maîtres bouddhistes
Prix : EUR 33,00
À la fois livre de pensées et livre d'art, voilà une offrande peu commune. La pensée bouddhiste d'une part, des images d'Himalaya d'autre part. L'une s'accordant aux autres. Et inversement. Car il y a, partout diffus dans cet ouvrage, une plénitude, une sérénité transpirant des montagnes et des réflexions délivrées au jour le jour par les plus grands maîtres de la pensée bouddhistes, et servies par l'objectif coloré en chaque saison d'Olivier Föllmi. "Attachons-nous à reconnaître le caractère si précieux de chaque journée", nous dit ainsi le XIVe dalaï-lama, illustré par un flanc de montagne noir et sec, ponctué par un arbre ensoleillé. Le bonheur d'autrui, le contentement, la satisfaction, le renoncement à l'ambition, la priorité au sens de la vie, la nécessité de se réjouir davantage dans la générosité. Au total, 365 pensées, soit autant de suggestions et d'invitations aux voyages et à la sagesse pour l'année. --Céline Darner
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 | Douleur exquise
Prix : EUR 28,00
Tout le monde en parle, et je comprends pourquoi depuis que j'ai reçu et dévoré cet opus.Un très beau petit livre, en tant qu'objet, car la reliure est originale, kitsch à souhait, et en tant qu'?uvre d'art, car les photographies de Sophie Calle y sont nombreuses, mais c'est aussi un bel ouvrage littéraire. Si l'on connaît un peu l'?uvre de Sophie Calle, on sait qu'elle affectionne les collages de photographies et de textes. On retrouve ces éléments dans « Douleur exquise » et le résultat est savoureux, esthétique et troublant, absolument unique en son genre. Il ne s'agit pas d'un simple collage, il y a une histoire qui accompagne toutes ces images, qui vit par toutes ces images et par le texte qui les accompagne. Le point de départ et d'arrivée du livre : En 1984, Sophie Calle obtient une bourse pour effectuer un séjour de trois mois au Japon. Elle laisse son amant et part à l'aventure, malgré les protestations de son ami. Le 96ème jour, alors qu'elle pense le retrouver en Inde, il annule son voyage et rompt avec elle par téléphone. Sophie Calle vit cette rupture comme le moment le plus douloureux de sa vie. « Avant la douleur, » et « Après la douleur » sont les deux parties principales de « Douleur exquise. » Dans la première partie, avant la rupture, les clichés de voyage de Calle défilent sur les pages, ainsi que d'autres photographies pertinentes, toujours très belles, des notes, des lettres reçues. Chaque page est marquée « douleur J-96 », « douleur J-95, » et ainsi de suite : c'est un compte à rebours vers la rupture. Cela crée un lien d'une photographie, d'un texte à l'autre, mais même sans ces chiffres annonciateurs, il y a une réelle suite dans les idées, rien d'artificiel dans la fluidité, dans les surprises colorées que nous révèle chaque page. La deuxième partie, « Après la douleur », est celle qui m'a le plus marquée, par son originalité, par sa présentation, par la façon dont elle mêle le lecteur à l'histoire. A gauche, chaque page est divisée en deux : au haut de la page, une petite photographie de la chambre d'hôtel dans laquelle Sophie Calle était quand l'homme qu'elle aimait l'a quittée, le téléphone rouge, annonciateur de mauvaises nouvelles, en avant-plan sur le lit. En dessous, blanc sur noir, un texte qui relate la rupture, et cela commence toujours par « Il y a un jour -puis deux, puis trois, chaque page représente un jour de plus...- l'homme que j'aime m'a quittée. C'était le 25 janvier 1985... » 99 pages pour décrire le jour de la rupture. Pourtant on se prend à lire et relire les mêmes phrases avec intérêt, on vit ce deuil avec l'auteur, on ressent avec elle son besoin de se défaire de cette douleur en l'étalant, blanc sur fond noir. Bien sûr, et heureuement, le texte est court, et il change, imperceptiblement d'abord, puis de façon plus remarquable ensuite, il évolue.C'est là que l'artiste réussit à maintenir l'attention du lecteur. L'écriture blanche sur le papier noir devient grise et fonce jusqu'à bientôt disparaître, au bout du deuil. Le paragraphe rétrécit progressivement. Trois mois de deuil, trois mois de pages jusqu'à ce que la douleur devienne plus sourde, moins violente. A droite, tout un recueil de témoignages oppose les pages répétitives sur la rupture. Sur chaque page, faisant face à celles, noires, de deuil, Sophie Calle a choisi un fond blanc, une photographie éloquente et un témoignage d'une personne, choisie dans l'entourage de l'artiste ou au hasard, qui a répondu à la question : « Quand avez-vous le plus souffert ? » Ces témoignages, toujours brefs, sont souvent poignants, et les douleurs des pages droites et gauches s'opposent inégalement, forçant des questions difficiles. Peut-on comparer les douleurs, les mesurer ... ? Sophie Calle précise qu'en opposant ces témoignages à sa propre douleur, elle a pu relativiser sa peine face à celle des autres. « Douleur exquise » est une belle histoire, mais plus que cela, c'est un questionnement sincère, un périple intellectuel et humain, le tout à découvrir dans des pages crées par une main esthétique, de grande sensibilité, et non dépourvue d'humour. A s'offrir ou offrir pour les fêtes ?
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