 | Web 2.0 et au-delà
Prix : EUR 20,00
Après avoir ouvert les portes du monde numérique avec un premier ouvrage « Clés pour Internet", David Fayon se livre à un inventaire et une prospective qui nous conduit dans les espaces du « Web 2.0 et au-delà ». Etant un lecteur « averti » sur le sujet, j'ai survolé les descriptions des principales composantes du Web 2.0 qu'un manager appréciera pour mieux comprendre les paradigmes induits pour les évolutions sociologiques et techniques regroupées sous ce terme. Mieux vaut dans ce cas lire cet ouvrage en ayant une connexion Internet à disposition pour visiter les très nombreux sites mentionnés pour bien saisir les changements induits par les nouveaux acteurs d'internet novateurs. Chacune de ces visites venant compléter les exemples choisis par l'auteur. J'ai particulièrement apprécié son ouverture sur l'international. Connaissez-vous par exemple les sites chinois Baidu ou le coréen Naver ? (voir page 52 du livre !). David FAYON, ne reste pas cloisonné dans la seule approche technique et descriptive, il prend un peu de recul pour aborder les enjeux sociaux du web et le rôle des nouveaux outils (en particulier les réseaux sociaux) en politique.
Ses deux premiers chapitres « du web 0.0 au web 4.0 » et « Vers le Web 3.0, un web sémantique ou web de données » sont ceux qui m'ont le plus captivés car il nous projette dans un futur pas si éloigné que cela. David FAYON avance quelques idées (page 9) empruntées à Google, mais jette aussi quelques bases d'un web neuronal (Web 4.0) qui pourrait faire l'objet d'un développement plus rapide qu'il le prédit (2035 page 16) de mon point de vue si un acteur majeur de l'économie numérique se lançait dans l'aventure. A l'heure où les sages, entre autre le Club Sénat, qui se penchent sur le berceau de l'économie numérique cherchent à développer un « Airbus de l'économie numérique », voilà une piste de réflexion qui pourrait positionner la France en position de leader dans ce domaine. Le débat est ouvert !...
Complété par une mise en page aérée, vous pourrez découvrir de nombreuses informations dans les 142 pages de textes, complétées par quelques annexes et un glossaire.
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 | La révolte du pronétariat : Des mass média aux média des masses
Prix : EUR 18,00
Hou, hou, je suis là, je blogues donc je suis. Une affection contagieuse mais sympathique, apparemment inoffensive, au demeurant.Pourtant ce nouveau média - intermédiaire entre quoi et quoi, on se le demande - ne peut demeurer gratuit, ludique plus longtemps. Les requins qui croisent en haute mer ont senti la chair fraîche, la bonne affaire. Heureusement c?est par bancs entiers que les poissons naïfs se pressent à l?entrée de leurs grandes gueules. Gros croiseurs ou petits cuirassiers se déploient donc en grandes man?uvres, comme d?habitude. La chasse est ouverte, en attendant qu?ils ne se bouffent ( ne fusionnent, pardon ) entre eux, comme d? habitude. Là, il n?est plus question de liberté d?expression ni de liberté, ni d?expression, d?ailleurs, il est question de gros sous, comme d?habitude. Quel profit peut-on tirer de cet engouement, de cette nouvelle lubie. That is the question? Une idée surgit :Et si on mettait tous ces bénévoles à contribution ? Non, pas pour leur réflexions, dont on se contrefout naturellement, mais pour leur nombre et leur ubiquité. Si on en faisait des agents volontaires, des informateurs, si on les recrutait, sans en avoir l?air, pour faire du renseignement ? Ils feraient d?excellents et innombrables capteurs, leurs téléphones portables deviendraient autant de webcams, sans frais, sans entretien, sans contrat. Tous branchés, aux aguets, partout, 24 h / 24. C?est l?apothéose du big brother is watching you, dans une version soft, tellement insidieuse qu?elle devrait normalement passer inaperçu.En voilà une idée qu?elle est bonne, comme aurait dit le plus goguenard des critiques - et le plus regretté - , a dream come true qui fait rêver même nos maîtres à penser européens, mais il faut l? aménager. Alors, du blog on vire la réflexion personnelle dont on connaît par avance l?inanité, on garde les petits doigts pour taper sur les touches. Le contenu ? Quel contenu ? Des informations, évidemment, l?air du temps, les éclats de bombes humaines, les mauvais traitements à enfants, les inondations, les braquages, les trucs spectaculaires ou insolites qui arrivent aux autres et dont nous meublons notre quotidien avec délice pour oublier notre propre médiocrité. Le spectacle du monde quoi, mais nez à nez, sans recul, sans analyse, sans références, le rêve du lobbyiste, du désinformateur et le pouvoir divin pour l?entreprise qui récupère, sélectionne et distribue les infos, chacun selon ses besoins, ses moyens surtout. L?info-matique, quoi, la vraie. Des fichiers ciblés, optimisés, rentables mais payants pour les pros, des échantillons gratuits, pour les badauds, des faits divers comme disait la vieille presse, il y a longtemps. Tout ce qui plait aux gens, en somme, et ce qui fera vendre encore, finalement. Là, en prime, ce sera en direct ! Encore plus saignant, encore mieux qu?une télé réalité aussitôt ringardisée, nos géniaux éclaireurs du futur viennent de réinventer les jeux du cirque, mais permanents, entrez, entrez, cette fois ci il y a vraiment de la place pour tout le monde. Pendant le spectacle on nous fourguera les produits dérivés. Là, on gagne sur tous les tableaux. « Suppose qu?on ai de l?argent et qu?on soit intelligent? ». Et c?est pas un progrès ça ? La formation est payante, bien entendu. Pour commencer, achetez le livre.
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