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 | Petit cours d'autodéfense intellectuelle
Prix : EUR 20,00
Quel superbe ouvrage que voici ! L'ensemble des critiques des Amazoniens sonnait tellement juste que j'ai acquis ce petit cours d'autodéfense avec un plaisir évident. J'ai été plus que comblé.
L'auteur est un passionné qui partage son goût évident pour la liberté avec son lecteur amusé. Vouloir être libre, c'est avant tout, être joyeux. Pas de tristesse, au contraire. L'emprisonnement dans les mots, les pseudo-raisonnements, les propagandes des agences de relations publiques, les contextes biaisés, les statistiques bidonnées, les graphiques manipulés et autres tours de magie, nous rendent tristes.
La compréhension des mécanismes de l'aliénation, très bien décrits, avec clarté et concision, est grandement aidée, soutenue, par ce remarquable ouvrage de lutte contre l'intox.
Normand Baillargeon cite en conclusion Carl Sagan :
"Il me semble que ce qui est requis est un délicat équilibre entre deux tendances : celle qui nous pousse à scruter de manière inlassablement sceptique toutes les hypothèses qui nous sont soumises et celle qui nous invite à garder une grande ouverture aux idées nouvelles.
Si vous n'êtes que sceptique, aucune idée nouvelle ne parvient jusqu'à vous; vous n'apprenez jamais quoi que ce soit de nouveau; vous devenez une détestable personne convaincue que la sottise règne sur le monde - et, bien entendu, bien des faits sont là pour vous donner raison.
D'un autre côté, si vous êtes ouvert jusqu'à la crédulité et n'avez pas même une once de scepticisme en vous, alors vous n'êtes même plus capable de distinguer entre les idées utiles et celles qui n'ont aucun intérêt. Si toutes les idées ont la mêms validité, vous êtes perdu : car alors aucune idée n'a plus de valeur."
A lire et relire, pour le plus grand bonheur des citoyens que nous sommes.
|  | Les Rêves de Mon Père
Prix : EUR 8,00
|  | De la race en Amérique : Edition bilingue français-anglais
Prix : EUR 8,00
Ce discours prononcé pendant les primaires en Pennsylvanie intervient au moment où Obama se trouve au centre d'une polémique suscitée par les propos contestables d'un de ses principaux soutiens, le révérend Wright. La force d'Obama fut on le sait de se sortir de cette ornière grâce à ses dons d'orateur et de tribun. On peut affirmer que ce discours qui marqua un moment fort de la campagne s'est déjà imposé comme un classique du genre.
Les éditions Grasset ont eu l'intelligence de publier le texte à la fois en anglais et en français.
|  | L'audace d'espérer : Une nouvelle conception de la politique américaine
Prix : EUR 20,50
Dans la préface de L'audace d'espérer (que j'ai lu en anglais), Barack Obama mentionne une journaliste qui lui dit avoir aimé son premier livre, Rêves de mon père. Elle ajoute cependant, « Je me demande si tu pourras être aussi intéressant dans le prochain que tu écriras. » Le sens qu'Obama prête à ce propos, c'est que celle-ci se demande s'il écrira avec autant de franchise maintenant qu'il est sénateur ou s'il sentira le besoin de peser ses mots pour éviter la controverse.
À mon sens, Obama surmonte ce défi efficacement. D'autre part, il n'a pas tout dit dans Rêves de mon père. En effet, depuis ce premier récit, onze années se sont écoulées durant lesquelles Obama a entamé une carrière politique. Il raconte ce que c'est que de mener une course électorale, puis ce que c'est que d'être sénateur - le travail requis, les contraintes du poste... Ce livre est moins autobiographique que le premier, consacrant une part plus importante à proposer des solutions concrètes aux nombreux problèmes de la société américaine (insécurité économique de l'Américain moyen, inégalités sociales, lacunes en éducation et en soins de la santé...). Il n'en demeure pas moins fascinant à lire.
Obama est doué pour l'écriture, et je veux déjà lire son prochain livre, à paraître après sa présidence, je présume.
|  | La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie
Prix : EUR 28,00
Il s'agit d'une réédition du livre " Manufacturing Consent, The Political Economy of the Mass Media" sorti en 1988, puis en 2002 (enrichi). Ses 2 auteurs pensent que la propagande n'est pas l'apanage des états totalitaires mais que les démocraties en usent abondamment.
- Dans la 1ère partie du livre, ils décrivent un "Modèle de propagande" qui serait en place aux USA (tous les détails sont sur l'internet). Ce modèle de propagande laisse entrevoir "que la fonction sociétale des médias est en réalité d'inculquer et de protéger les objectifs économiques, sociaux et politiques de groupes privilégiés qui dominent la société locale et l'État". On est loin de l'idyllique et classique vision des médias occidentaux! Vous vous êtes aussi pâmés d'admiration devant l'intégrité du journalisme américain en regardant "Les hommes du président" (avec R.Redford et D.Hoffman)? Désolé, l'affaire du Watergate ne peut servir d'étendard... (Ça n'enlève rien au mérite de Carl Bernstein et Bob Woodward).
- Dans les parties suivantes du livre, les auteurs passent ce Modèle à l'épreuve de certains évènements impliquant des intérêts américains à travers le monde (Amérique du Sud, Indochine, etc.). Ils scrutent méticuleusement les médias et relèvent des différences de traitement de l'information très significatives selon que les faits servent ou non ces intérêts.
Comment la propagande est-elle possible en démocratie?! Après les explications et démonstrations de Chomsky et Herman, vous admettrez probablement que la propagande n'est pas seulement possible mais effective.
Si beaucoup de journalistes disent sincèrement pouvoir travailler en toute liberté, c'est généralement parce qu'ils ne dérangent personne (ou qu'ils arrangent certains groupes puissants et influents), c'est qu'ils ont assimilés ce qu'on attend d'eux.
Diverses raisons pour lesquelles j'ai aimé et je recommande ce livre:
- Il se lit avec la même frénésie qu'un roman (je regrette que les faits décrits ne soient pas fictifs).
- Un livre sérieux, clair, très argumenté et étayé de références.
- Je ne pouvais m'intéresser à la politique à l'époque où la première version de ce livre sortit. Il est très enrichissant de découvrir ce qui peut expliquer en partie la défiance actuelle de certains pays vis-à-vis des USA et de leur "interventionnisme" (euphémisme). D'autres, plus "âgés" que moi, découvriront ce qui fut leur actualité, mais sous un nouveau jour.
- Le modèle de propagande (américain) mis en évidence semble s'appliquer "avec bonheur" à nos contrées européennes (avec quelques nuances). On voit aujourd'hui à quel point la maîtrise des médias est un enjeu majeur de pouvoir. Les médias ne peuvent être un Contre-pouvoir s'ils sont aux mains du Pouvoir...certains l'ont compris.
|  | L'enfer de Matignon
Prix : EUR 20,00
|  | Le vrai Canard
Prix : EUR 22,00
De 1970 à 2008 avec quelques incursions dans un passé plus lointain, les auteurs ont recensé toutes les affaires auxquelles le Canard Enchaîné a été mêlé en tâchant de poser un regard critique sur le journal et ceux qui y travaillent. Très structuré l'ouvrage est divisé en 38 chapitres accompagnés d'extraits précisément référencés :
1. "Sarkozy dans la mare" : liens ambigus du Canard avec l'actuel Président.
2. "La cour au Canard" : importance mondaine du pot annuel du Canard.
3. "Le président au concert de M.Guédé" : lien entre Sarkozy et un journaliste assez particulier du Canard.
4. "Cette fameuse page 2" : les bruits de couloir des politiques.
5. "Un conte japonais" : acharnement vain du journal à démontrer l'existence d'un compte au Japon de l'ancien Président.
6. "La nouvelle stratégie" : le renouvellement de l'équipe dans les années 70.
7. "Un permanent exemplaire" : l'arrivée de Claude Angeli, ses sympathies communistes.
8. "C'est la fête à Chaban" : 3 septembre 1971, publication de la feuille d'impôts du Premier Ministre.
9. "L'archange aux mains pleines" : 11 septembre 1972, l'affaire Aranda.
10. "On est Watergâtés" : 3 décembre 1973, l'affaire des micros du Canard.
11. "Le siphon du problème" : s'estimant censuré, un journaliste du Canard agresse le directeur.
12. "En suivant Mitterrand" : proximité du journaliste Nicolas Brimo avec l'ancien Président.
13. "Giscarat" : 10 octobre 1979, l'affaire des diamants de Bokassa.
14. "Robert Boulin, suicidé dans une mare" : 30 octobre 1979, le Ministre du Travail est retrouvé noyé.
15. "Les francs-maçons se rebiffent" : quelques pages sur les liens avec la franc maçonnerie.
16. "Le canardeur" : les faits d'armes de Roland Dumas en tant qu'avocat du Canard.
17. "Le Canard à Tonton" : un journal amoureux d'un Président ça arrive.
18. "Dans les petits papiers du pouvoir" : les Irlandais de Vincennes, les avions renifleurs.
19. "Greenpeace : le Canard berné" : 10 juillet 1985, l'affaire du Rainbow Warrior.
20. "Un problème de feux rouges" : 28 mai 1986, le Carrefour du développement.
21. "De Papon à Bousquet, l'oubli" : des collabos étrangement ménagés.
22. "Une attestation de Mitterrand" : liens anciens entre le Président et Robert Gaillard, père de l'actuel directeur du Canard.
23. "Nous, on veut bien !" : quand les anciens journalistes du Canard écrivaient pour des journaux collaborationnistes.
24. "Bérégovoy : le Canard est-il un chien ?" : le suicide du Premier Ministre, l'affaire des écoutes de l'Elysée.
25. "Chirac tête de Turc" : l'hostilité avouée au nouveau Président.
26. "L'intruse" : une étudiante en sociologie prépare un mémoire sur le Canard.
27. "Les ciseaux de Michel Gaillard" : le directeur du journal tente d'empêcher la soutenance du mémoire.
28. "Une citadelle sans femmes" : la parité n'est pas de mise au Canard, c'est le moins qu'on puisse dire !
29. "La cassette" : un journal qui vaut 90 millions d'euros. Oui vous avez bien lu.
30. "Petits arrangements entre amis" : structure complexe de l'entreprise Canard Enchaîné.
31. "Meurtre de Yann Piat : un polar de Jérôme Canard" : 25 février 1994, une députée est assassinée, le Canard va bien patauger.
32. "Ils ont fait le minimum" : novembre 1997, les frégates de Taïwan ; cette fois, Roland Dumas est l'accusé.
33. "Roland Bacri a de la visite" : un journaliste abandonné.
34. "Les télégrammes de Gorge Profonde" : le début de la guerre d'Irak.
35. "Embuscade en Afghanistan : le vrai-faux rapport" : quand le Canard plagie.
36. "La brosse à reluire ... les plumes" : les copinages de la rubrique culturelle.
37. "Ceux qui font le journal satirique" : le statut des dessinateurs.
38. "Le Canard a-t-il failli ?" : les différences entre le mythe et la réalité.
Par leurs anecdotes et les entretiens menés, les auteurs dressent le portrait d'une entreprise ni démocratique ni moderne, certes, mais gérée de façon responsable et où tout le monde trouve finalement son compte. En ce qui concerne son contenu proprement dit, Le Canard Enchaîné apparaît faillible, partial, et cela ne le rend pas antipathique pour autant. C'est un journal, voilà tout.
J'ai personnellement trouvé ce livre très instructif, malgré certains passages un peu durs à suivre notamment en raison du grand nombre de noms peu familiers. Un encart avec des photos aurait été utile. A part cela, deux regrets : l'absence de chapitre concernant le documentaire Le Cauchemar de Darwin, ou plus généralement les liens du Canard Enchaîné avec l'altermondialisme, et aussi sa discrétion lors de l'affaire des caricatures de Mahomet.
|  | Mythologies
Prix : EUR 5,95
L'Antiquité avait son Oedipe, le Grand Siècle son roi Soleil, et voilà que Barthes donne à la France de l'après-guerre ses nouveaux emblèmes : la DS Citroën, le Tour de France, le steak frites... Tous objets d'un culte bourgeois, ils deviennent de véritables mythes pour une société qui finit par se penser à travers eux. Mais si Barthes se penche avec la rigueur de l'ethnologue sur ces nouveaux mythes, c'est pour mieux en dénoncer les mécanismes : l'idéologie dominante ne s'inventerait ainsi des valeurs que pour légitimer des "normes bourgeoises" qui en manquent singulièrement... Écrites quotidiennement de 1954 à 1956, ces mythologies déploient une écriture fine, cultivée et juste, à lire comme autant de petites chroniques savoureuses. Toutefois, on les retiendra avant tout pour l'actualité de leurs propos : sur le même modèle, on trouverait sans peine de nouvelles mythologies, qui ne seraient sans doute pas très éloignées de celles que Barthes, en son temps, mettait en évidence. --Karla Manuele
|  | Les rêves de mon père
Prix : EUR 21,00
Comme bien d'autres, je me suis intéressé aux Rêves de mon père à la suite de la victoire de Barack Obama aux élections américaines. Ce que ce livre a de singulier, c'est qu'il a d'abord été publié en 1995, époque où l'auteur ne se doutait certainement pas qu'il deviendrait un jour Président des États-Unis. Ainsi, avec ce livre, on a accès aux pensées d'un homme réfléchi de trente-trois ans qui indique dans son introduction, « Quelle que soit l'étiquette qu'on met à ce livre -- autobiographie, mémoires, histoire familiale, ou autre chose -- ce que j'ai essayé de faire c'est d'écrire un compte-rendu honnête d'un secteur particulier de ma vie. » On sent cette honnêteté en lisant son livre, divisé en trois parties: « Origines », « Chicago » et « Kenya ».
« Origines » traite de la jeunesse multiculturelle d'Obama, vécue en Indonésie, à Hawaii, en Californie et à New York, entre autres. « Chicago » porte sur ses années au début de la vingtaine passées à aider les noirs d'un quartier pauvre à s'organiser pour affirmer leurs droits. « Kenya » décrit un voyage qu'il fait dans le pays d'origine de son père. Ce livre comporte donc trois récits où reviennent fréquemment les questions suivantes : Qui était mon père, et comment m'a-t-il influencé? Qu'est-ce que cela signifie que d'être noir aux États-Unis, au Kenya et dans le monde en général? Comment puis-je vivre de manière à aider mon prochain? (Lu en anglais.)
|  | Comprendre le pouvoir : Tome 2
Prix : EUR 10,00
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