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Qu'Allah bénisse la France !
Prix : EUR 6,50

Né en France, Abd al Malik, qui s'appelle encore Régis, car il est d'origine chrétienne, repart au Congo pendant 4 ans où son père, diplômé de sciences politiques, est appelé à de hautes fonctions. La famille revient ensuite s'installer à Strasbourg, dans le quartier déshérité du Neuhof, et le père quitte bientôt femme et enfants. Le Neuhof a toujours été un foyer de délinquance mais, dans l'enfance et la prime adolescence d'Abd al Malik, il y avait encore un certain code d'honneur suivi tant par les jeunes que par la police, et le respect n'était pas un vain mot. Tout a basculé avec l'arrivée des drogues dures : les jeunes ont perdu tout repère et la police, effrayée, a perdu tout sens de la mesure, devenant elle aussi de plus en plus violente et inique. D'où l'amorce d'un cercle vicieux. Heureusement, Abd al Malik a immédiatement ressenti de l'aversion pour la drogue : il considérait toute forme de dépendance comme une faiblesse et était terrorisé à l'idée que, s'il s'engageait dans cette voie, il serait incapable d'en sortir vivant. D'ailleurs, il lui suffisait de regarder autour de lui : il ne comptait plus les copains décédés d'overdose, de sida, d'accidents de voiture ou de moto dont on peut supposer que certains étaient dus à une conduite sous l'effet de la drogue, et d'autres formes de mort violente. «Il faudrait réfléchir à ce qu'est vraiment la cité..., il faudrait comprendre et faire comprendre la désolation, la misère intérieure de ceux qui y habitent. Je ne dis pas qu'il leur est impossible d'y vivre des moments heureux : mais tous sont en souffrance, parce qu'ils n'ont pas choisi leur situation et qu'elle leur semble fixée pour toujours. Le drame de la cité, c'est le déterminisme, la conscience d'un destin indépassable...». D'où l'attrait de la drogue, qui soustrait un instant le consommateur au spectacle de sa vie désolante, et d'où «la quête effrénée de l'argent, dans laquelle tous les coups sont permis» car l'argent «ne fait certainement pas le bonheur mais il donne le choix».
S'il échappe à l'emprise de la drogue, Abd al Malik n'échappe pas en revanche à l'attrait de l'argent facile et mène ainsi une double vie : élève brillant et passionné en semaine dans un collège privé catholique, délinquant efficace le week-end et pendant les vacances (vols et trafics en tous genre). Mais à force d'essayer « d'évoluer simultanément sur deux hiérarchiques inverses de valeurs », il se sent écartelé et en manque de l'essentiel. Pensant trouver dans l'Islam les réponses à ses questions existentielles, il se convertit et prend le nom d'Abd al Malik. Il tombe d'abord sur une version de l'Islam qui est celle qui sévit dans certaines banlieues et dont il comprendra plus tard qu'elle est aussi la banlieue de l'Islam et non son coeur vivant. Malgré tout, dans un premier temps, il est heureux et, zélé, « sort sur le chemin de Dieu » pour convertir le maximum de jeunes. Mais, une fois de plus, il mène une double vie : musulman zélé d'un côté et musicien rap au sein des NAP (New Africain Poets) de l'autre. Pour lui, cette musique est vitale : «Toutes les expériences que j'avais vécues prenaient un sens parce que je pouvais à présent m'en libérer en les rappant.» mais il sait bien que certains de ses coreligionnaires contesteraient la légitimité de son activité musicale au regard de l'Islam s'ils venaient à en entendre parler. Il se trouve donc à nouveau écartelé, d'autant que la version de l'Islam qu'il a rencontrée ne le comble pas longtemps : elle lui offre en effet une vision du monde trop simpliste pour un esprit subtil comme le sien, elle fait preuve à l'encontre de la société occidentale d'un manque de respect qui met Abd al Malik mal à l'aise et elle développe des «conduites d'exclusion, voire de compétition dans la sainteté». Abd al Malik a «le sentiment dégradant de régresser intellectuellement» et constate avec stupeur que bon nombre de ses «aînés musulmans, pourtant bardés de diplômes, se métamorphos[aien] en abrutis lorsqu'on abord[ait] la religion... ils sembl[aient] commuter leur discours en pilotage automatique, récit[aient] leur catéchisme et tout esprit critique s'évanoui[ssait] de leurs propos».
Heureusement, il tombe sur des écrits soufis, qui le font accéder à une autre dimension de l'Islam et les thèmes mystiques qu'ils abordent trouvent un vibrant écho en lui. Ses découvertes sont complétées par la rencontre avec des personnalités soufies dont Faouzi Skali, qui le fascine par sa bonté, sa sagesse, son ouverture et qui l'introduit «à cette dimension d'une relation coeur à coeur». Pour Abd al Malik, c'est une joie infinie que de s'engager dans la voie soufie et de pouvoir enfin réunir rigueur et liberté ! Il apprend ainsi à cheminer en conciliant sa vie spirituelle, familiale (il s'est marié et a un fils) et artistique.
Ce témoignage sur la vie des cités et récit d'un itinéraire spirituel et artistique est passionnant, mais on aurait aimé en apprendre davantage encore sur ce qui fait la beauté et la spécificité de la voie soufie. On espère donc un deuxième livre sur la question...

Le puzzle de l'intégration : Les pièces qui vous manquent : crise identitaire, violence, échec scolaire, discrimination positive, culpabilité des Français, droit du sol...
Prix : EUR 14,00

Ce livre fait le point avec une clarté remarquable sur les errements de la politique française ,aujourd'hui , en matière d'intégration et sur l'instrumentalisation de ce problème par les médias ,certains intellectuels et une partie de la gauche .Un grand moment de lucidité qui plus est ,par un auteur issu de l'immigration !

Le Racisme expliqué à ma fille, suivi de La montée des haines
Prix : EUR 7,00

C'est en participant avec sa fille à une manifestation contre un projet de loi sur l'immigration que Tahar Ben Jelloun a eu l'idée d'écrire ce texte. "Je suis parti du principe que la lutte contre le racisme commence avec l'éducation. On peut éduquer des enfants, pas des adultes." Questionné sur les multiples dimensions du racisme, l'auteur s'emploie à préciser le sens des mots et montre combien "on ne naît pas raciste mais on le devient". Si la lutte contre le racisme est un réflexe quotidien, elle passe d'abord par le langage, certaines expressions - rire jaune, tête de turc, travail d'arabe - véhiculant des préjugés xénophobes. Écrit sous forme de dialogue avec un souci pédagogique évident, ce livre s'adresse en priorité aux enfants entre huit et quatorze ans. Mais les adultes pourront le lire avec profit tant la confusion, les amalgames et les simplifications continuent de fleurir sur ce thème si sensible. Il est complété par les commentaires des élèves de collège que l'auteur a rencontrés suite à la parution de cet ouvrage. Cette collection originale s'est enrichie de nouveaux titres dont La Culture expliquée à ma fille de Jérôme Clément. --Gery Dumoulin

Nous et les autres
Prix : EUR 9,95

Je suis noir et je n'aime pas le manioc
Prix : EUR 7,00

Je suis noir et je n'aime pas le manioc ou l'affirmation des valeurs d'une culture sans racine, qui est, avec Maurice Blanc, un spécialiste des plantes hors sol dont l'apothéose réside dans la luxuriante combinaison des variétés sauvages, s'épanouissant dans une proximité, basée sur le partage des eaux, les échanges des micro molécules, une biosynthèse n'ayant qu'un objectif commun : la lutte pour atteindre au plus vite la lumière du soleil.
Réduire, comme je le fais, un livre si bien écrit, à une comparaison horticole savamment dosée, risque d'indisposer l'auteur très soucieux de maîtriser son enracinement.
J'ai ri lorsque Mamadou, toutes dents déployées, détruit les écrits de quelques pseudo ethnologues enquêtant sur les quartiers chauds de la couronne parisienne.
J'ai ri du crépu aux lèvres lippues sous la peau de cet homme s'active un caeur d'or.
J'ai ri de moi lorsque le bourguignon me bouscule mes idées de blanc-bec qui se donne bonne conscience en pratiquant la sacro-sainte charité chrétienne à travers les actions humanitaires à sa portée, au secours probable des plus démunis.
Lorsque toi, européen tu penses donner le bien, c'est à cause de la torture de ta bonne conscience, manipulée par un inconscient ségrégationniste d'ancien colonisateur refoulé.
Halte aux idiotes réflexions simplistes ; laissons s'exprimer les minorités.
ça me fait penser que je me sens refouler dans ma minorité de petits fils d'ancien émigré espagnol, tête basse, tête lasse, soucieux du seul plaisir de se sentir en pays libre, avec un travail à effectuer, en bout d'une hache ou d'une truelle, silencieusement empoignées.

Ce qui me gène chez Kelman, c'est sa propension à caricaturer le Blanc comme d'autres imbéciles caricaturent le Noir, ce sont ses termes pour moi, un homme est un singe nu debout, c'est lui qui parle de couleur.
Je le pense suffisamment intelligent pour mettre en exergue, ses propos, ces querelles de mauvais garçons qui de toute façon abrutis par l'alcool ou la mauvaise bière, ne liront jamais son livre.
Donnez-nous, monsieur Kelman, une autre faculté de votre prose savoureuse que celle des clichés rébarbatifs.
Je vous vois nettement plus intelligent que la moyenne de ceux qui se croient civilisés
A force de me sentir fautif par cette mise en accusation poussive, je tenterai à l'avenir d'oublier mes pensées soi-disantes cuculisantes (le Ferdydurke de Gombrowicz n'est pas loin),
A défaut d'être mal compris, mal interprété, je ne vois qu'une seule solution : ignorer les gens de couleur pour éviter de causer des injustices inaliénables, ou de provoquer des dégats irréparables et accepter les leçons que ne tardera pas à nous enseigner notre Kelman bourguignon.

West Side Story
Prix : EUR 11,98

Ce monument de l'histoire du cinéma a raflé dix oscars. Adapté d'un spectacle théâtral, West Side Story transpose l'histoire de Roméo et Juliette à New York et oppose des Blancs à des Portoricains. A sa sortie en 1961, le film provoque l'effet d'une bombe et bouleverse par sa modernité la traditionnelle comédie musicale. Musique et chorégraphie sont en parfaite osmose. Les numéros de danse, dirigés par Jérome Robbins, sont réglés au millimètre près. Le superbe ballet "America" est un véritable morceau d'anthologie. Nathalie Wood et Richard Beymer sont de touchants amants déchirés par la haine raciale. Mais l'excellent danseur George Chakiris, dans un second rôle, leur vole la vedette et s'impose par sa fougue et sa spontanéité. --Marie-Sylvie Maufus

Y a pas d'embouteillage dans le désert ! : Chroniques d'un Touareg en France
Prix : EUR 17,50

vous ouvrez le livre qu'une seule fois, et quand vous le refermez c'est que vous avez terminé, le sechoir à cheveu, est un grand moment de franche rigolade,à recommander++++++++

Accueillir ou reconduire : Enquête sur les guichets de l'immigration
Prix : EUR 7,00

Bilal sur la route des clandestins
Prix : EUR 21,00

Fabrizio Gatti nous emmène de Dakar à Lampedusa, à travers la route des esclaves modernes. Ce livre, magnifiquement écrit tel le journal d'un immigré clandestin, prend aux tripes et interpelle sur le traitement réservé dans notre société occidentale à ces hommes (et femmes) qui affrontent la mort et les brimades de toutes sortes, dans le seul but de travailler et de survivre.
Inoubliable!

Coffret Elvis Presley 3 DVD : Le Cavalier du crépuscule / Amour sauvage / Les Rôdeurs de la plaine
Prix : EUR 22,98

Cet ensemble de trois DVD est une excellente occasion pour découvrir Elvis dans ses meilleurs rôles à un prix avantageux."Le cavalier du crépuscule" (Love me tender,1956) sont premier film est en noir et blanc.
C'est à mon avis le meilleur de toute sa filmographie. Cela ne tient pas tant à sa prestance ni à la B.O. du film mais à la qualité du script, du casting et de la mise en scène."Les rôdeurs de la plaine" (Flaming star,1960, réalisé par Don Siegel, où Elvis tient un vrai rôle de composition, est son meilleur western."Amour sauvage" (Wild in the country, 1960) offre à Elvis également un rôle tout à fait inhabituel. Elvis incarne un adolescent avec des problèmes et aura des démélées non seulement avec la justice mais aussi sentimentales.Individuellement, ces films valent 4 étoiles. Mais compte tenu du plaisir qu'offre ce trois dvd set à un prix abordable,les 5 étoiles sont justifiées (surtout pour les fan comme moi).

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