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 | La société de consommation
Prix : EUR 7,60
Analyse dense, complexe et minutieuse de la société de consommation telle qu'elle apparaissait à la fin des années 60 - début des années 70. Intéressant à lire, presque 40 ans plus tard, pour constater comment Baudrillard avait très bien analysé certaines tendances qui se sont affirmées depuis. Il avait prédit par exemple la tyrannie grandissante du savoir-être et de la relation, l'hédonisme, l'affectivité envahissante et l'infantilisation ; la fatigue généralisée et la hausse des depressions et des conduites addictives ; la vacuité impossible des loisirs et du temps libre et l'accélération du rapport au temps ; ou l'augmentation des inégalités.
Toutefois la plupart des thèmes abordés ont bien sûr été repris, développés et actualisés depuis par de nombreux auteurs. Par conséquent, à part peut-être pour certains concepts particulièrement bien analysés comme la violence inhérente à la société de consommation ou l'illusion d'une société d'abondance qui reste en fait une société de pénurie, l'essai de Baudrillard, n'est peut-être pas indispensable, à part sans doute pour les spécialistes et les étudiants en sociologie. En effet, souvent ardue, la pensée foisonnante et complexe de l'auteur est parfois difficile à suivre.
|  | Les veines ouvertes de l'Amérique latine
Prix : EUR 8,10
Très bon livre, qui décrypte sous différents regards (historique, social, économique...) l'histoire du continent de l'Amérique du Sud.
|  | Comprendre les théories économiques
Prix : EUR 9,95
|  | Histoire des agricultures du monde : Du néolithique à la crise contemporaine
Prix : EUR 11,00
L'Histoire des agricultures du monde - du néolithique à la crise contemporaine, rééditée en format de poche, analyse le développement de l'agriculture depuis 10.000 ans. C'est un ouvrage clé pour comprendre les différentes cultures au cours des siècles. Il explique l'émergence des systèmes pionniers (agraires hydrauliques de la vallée du Nil, jachère et culture attelée des régions tempérées de l'Antiquité, cultures andines des Incas) et les procédés successifs (abattis brûlis, drainage des sols, fertilisation minérale, etc.). Paul Mazoyer et Laurence Roudart, spécialistes d'agriculture comparée à l'Institut national agronomique de Grignon, développent ici une vision globale passionnante de l'agriculture mondiale. Très vivant, cet intelligent hommage au travail des paysans mêle savoir encyclopédique et réflexion humaniste sur les crises de l'agriculture dans l'histoire de l'humanité. Il permet de comprendre, par exemple, les raisons de la crise des systèmes à jachère et culture attelée lourde qui a favorisé la peste ou la misère de l'Amérique latine depuis la chute de l'empire inca. Index alphabétique, bibliographie, vaste iconographie (schémas, cartographies, coupes géomorphologiques, reproductions de matériels mécaniques, outils de travail du sol, etc.), enrichissent cet ouvrage agréable à lire et méthodique qui place avec une certaine sagesse l'agriculture au c?ur d'une réflexion sur la mondialisation. --Emmanuelle Pautler
|  | L'Argent
Prix : EUR 11,60
Je ne connais rien pour ainsi dire à l'économie, mais j'ai décidé de me réformer sur ce point. C'est donc en parfait profane que je commenterai ce livre de John Kenneth Galbraith dont le titre m'a attiré ; "L'argent" : vu de l'extérieur, les questions économiques semblent toujours devoir s'y ramener.
Je n'ai pas été déçu parce qu'il m'a semblé avoir appris des choses. L'inflation, la déflation, le change, le rôle de l'or, les politiques économiques, tout cela m'est bien plus familier qu'il y a quelques jours encore ; ce sont comme des pièces d'un mécanisme dont je comprendrai enfin approximativement comment elles s'emboîtent, d'où l'impression d'accéder enfin à la logique d'ensemble. Ainsi, si une banque centrale baisse ses taux d'intérêts, elle favorise le crédit et donc l'accroissement de la masse monétaire en circulation. L'argent se fait moins rare, et les prix augmentent : c'est l'inflation, contre laquelle une hausse des taux d'intérêt, qui rend le crédit plus coûteux, conjuguée à un opération de vente de titres de l'Etat, qui absorbe une partie des réserves des banques, permettent de lutter. Sans doute, tout cela n'est valable que dans un certain contexte, celui de la parité-or, et c'est justement tout le mérite de l'auteur que nous montrer comment la gestion de l'argent par les Etats a pu évoluer dans le temps. En effet, Galbraith part de la banque de Law au XVIIIème et il nous tient par la main jusqu'au milieu des années 1990 : c'est un donc un vaste panorama qu'il nous donne à contempler.
La division en chapitres à taille humaine rend la lecture particulièrement agréable. Le ton très acerbe de l'auteur y contribue aussi beaucoup. Visiblement fort indigné par le comportement des économistes et des hommes politiques plus inspirés par les dogmes que par les faits, il place ici et là quelques piques des plus drôles. Ainsi, commentant la nomination d'un certain Crissinger à la présidence du Conseil de la Réserve fédérale :
"Il faut tenir compte de la croyance endémique dans tous les comportements politiques américains, selon laquelle un expert devient tel du moment qu'il est nommé à une fonction quelconque. [...] Crissinger s'était qualifié pour ce poste en exerçant les fonctions de voisin et d'ami de Harding et de conseiller juridique d'une société de dragage"
Entre deux explications sur les conséquences de l'afflux d'or et le système de régulation bancaire, c'est assez plaisant...
Je pense donc que ce livre intéressera tout ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur l'économie. Sans doute, on n'approche que de loin le sujet, mais on l'approche tout de même, sans jamais sentir qu'il serait illusoire de prétendre aller plus loin. L'auteur ne ment vraiment pas dans sa préface quand il prétend : "Il n'est rien, s'agissant de l'argent, qu'une personne dotée d'une curiosité, d'un zèle et d'une intelligence raisonnable ne puisse comprendre". C'est tout à fait admirable.
|  | Et l'homme dans tout ça ?
Prix : EUR 6,80
|  | Les grands économistes
Prix : EUR 8,50
|  | Histoire, terminale L-ES
Prix : EUR 29,90
|  | La pensée économique depuis Keynes
Prix : EUR 9,00
C'est en effet un "historique" de l'évolution de la "pensée" économique
C'est pour cette raison que je ne donne que 3 étoiles.
En effet rien n'est vraiment expliqué mais les théorie sont justes cités
Il faut donc avoir un sacré background économique pour comprendre à chaque page tous les composants cités
|  | La grande transformation
Prix : EUR 29,50
Polanyi démonte un mythe: celui du marché autorégulateur qui serait censé être la base du système économique. Il rappelle ce que tout historien économique - une discipline tombée en désuétude, et pour cause - sait: que le capitalisme s'est développé dans des économies fortement réglementée par l'Etat, qu'Adam Smith n'a jamais été un partisan du laisser-faire et que le paletot qu'on lui a fait enfiler après au sujet de la "main invisible" n'est qu'une fable infondée, et que tout cela est une histoire inventée ex-post dans la tradition positiviste et utilitariste et JB Say, Ricardo, Malthus et Comte. Il est beaucoup plus commode de tenter d'expliquer le marché comme régi par une "loi de la nature" et donc autorégulé que de comprendre la complexité du développement économique confontée à l'innovation technologique. La lecture de Polanyi (1944) est d'une actualité brûlante à l'heure ou toutes les élites, de droite comme, surtout, de gauche, communient dans la mythologie de l'économie néoclassique qui est une nouvelle version du marché autorégulateur. Il montre que l'économie politique ce n'est pas la politique de l'économie mais penser le développement économique à partir d'une objectif politique. Une nuance de taille!
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