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 | La crise : Pourquoi on en est arrivé là ? Comment en sortir ?
Prix : EUR 14,00
Michel Aglietta résume avec clarté la mécanique spéculative de la dette à l'origine de la crise, américaine, des subprimes, d'une ingénierie financière débridée sans contrôle, opaque, destructrice de valeur.
Ses recommandations sont sensées; à commencer par la redéfinition indispensable de la mission de la Banque Centrale Européenne, dont les statuts respirent trop l'air (vicié) du libéralisme.
"A partir de la désinflation des années quatre-vingt, s'est imposée en même temps que l'indépendance des banques centrales, une doctrine dite monétariste qui stipulait que la seule mission de la banque centrale était de garantir la stabilité des prix. Or non seulement la stabilité des prix ne stabilise pas la finance, mais elle conduit les agents privés à prendre plus de risques et elle entraîne des taux d'intérêt pls bas et plus stables, ce qui encourage le développement du crédit.
Donc, si la stabilité de la valeur de la monnaie est inapte à prévenir des mouvements erratiques de la finance, il faut inventer un autre outil qui soit compatible avec une économie de marché. La provision de capital dynamique imposée à toutes les banques est ce second outil de régulation macroéconomique qu'il reviendra aux banques centrales de faire respecter et qui garantira les banques contre le risque d'aveuglement quand elles surfent sur une vague d'euphorie."
Les propos du professeur d'économie Aglietta ont pris, indirectement ou non, du poids au regard de la gestion avisée de Groupama, dont il est un conseil, seule institution financière de la Place à ne pas avoir investi dans les produits subprimes ni monolines et autres réhausseurs de crédit.
|  | La crise économique de 1929 : Anatomie d'une catastrophe financière
Prix : EUR 8,00
|  | Globalisation, le pire est à venir
Prix : EUR 12,50
Sous le titre racoleur, l'ouvrage est décevant. Un mauvais mariage entre notes de cours assemblées à la va-vite et journalisme snob et jargonnant. Si vous n'êtes pas économiste et espériez vous instruire, passez votre chemin.
|  | La Mondialisation n'est pas coupable : Vertus et Limites du libre-échange
Prix : EUR 7,50
Le développement du libre-échange est souvent considéré comme la source de tous les maux de nos sociétés. Accusé de provoquer la montée du chômage et des inégalités, il génère des conflits commerciaux entre nations et justifierait le retour au protectionnisme. Spécialiste reconnu des questions économiques internationales, Paul Krugman s'insurge contre ces idées reçues popularisées par nombre d'essayistes influents aux États-Unis. Certes, la nouvelle théorie du commerce international a remis en cause une partie des résultats du modèle dominant fondé sur les avantages comparatifs. Pourtant, elle ne conduit pas à prôner un protectionnisme systématique. C'est le progrès technique, par son impact sur la compétitivité et les qualifications, qui est la source essentielle des changements actuels. Dans ce recueil d'articles, l'auteur ambitionne de vulgariser les avancées de la recherche économique pour "un public non spécialisé", par "des textes clairs, efficaces et même amusants". Un pari réussi. --Gery Dumoulin
|  | Le capitalisme est en train de s'autodétruire
Prix : EUR 6,50
Un livre d'une centaine de pages pour nous décrire les graves dérives du modèle capitaliste anglo-saxon et ses conséquences pour l'économie.
Ecrit par un des experts financiers français, ce livre se décompose en trois chapitres expliquant la course suicidaire des investisseurs, des chefs d'entreprises et enfin des institutions en vue d'un profit toujours plus important avec une vision court-termiste.
L'auteur a essayé de vulgariser les grands modèles financiers poussant le système capitalistique à agir de la sorte. C'est certes assez limpide lorsque l'on parle de l'économie classique, mais cela nécessite beaucoup plus d'attention de la part du lecteur, ainsi qu'un minimum de connaissances, pour comprendre les échanges complexes régissant le monde financier et bancaire.
Pour résumer une personne peu intéressée par cette problématique risque de s'y perdre. A l'inverse, un amateur du sujet restera sûrement sur sa fin.
Pour ma part j'aurais aimé avoir plus de prospections de la part de Patrick Artus sur le futur de ce modèle.
|  | Un monde à lire CP : Cahier-livre 2
Prix : EUR 6,60
|  | A qui profite le développement durable ?
Prix : EUR 9,90
Bien sûr que les concepts de développement durable, de réchauffement climatique, de lutte contre les gaz à effet de serre (etc...) sont détournés par les grandes entreprises pour "verdir" leur image. Evidemment que leurs objectifs se limitent à vendre leurs produits et à rien d'autre: à en croire certains constructeurs, en roulant en 4x4, on ferait un "geste pour la planète" (mais quel geste !). Mais de là à tout rejeter, il y a un pas que l'auteure n'hésite pas à franchir.
Autant je partage l'essentiel des analyses de ce livre, autant les conclusions (explicites on non) sont très discutables.
Je ne crois pas trahir le propos de ce livre en le résumant de la façon suivante: le développement durable n'est pas un concept sérieux (regardez comment il est utilisé par le marketing), donc oublions l'idée et travaillons à améliorer les choses par plus de productivisme (en particulier dans l'agriculture, bienvenue aux OGM).
Négation du réchauffement climatique (ni Sylvie Brunel, ni Claude Allègre cité dans la bibliographie n'ont de compétence dans le domaine); promotion du nucléaire (il y aurait des associations environnementalistes qui le recommenderaient ???); dénonciation du lobbying vert, etc...le livre pose souvent de bonnes questions, mais y répond le plus souvent à côté, dommage.
A lire uniquement pour comprendre le raisonnement qui conduit à la masquarade actuelle (Grenelle de l'environnement et son rideau de fumée).
Sylvie Brunel est l'épouse d'Eric Besson.
|  | L'Amérique que nous voulons
Prix : EUR 22,00
« L'Amérique que nous voulons » a peut-être déjà le goût de l'Amérique qui vient. L'ouvrage semble en effet porté à la fois par un grand enthousiasme et par une forte conscience de ce qui est à accomplir : autrement dit, il décrit ce qui ressemble fort à une chance historique. Paru en 2007, il retrace presque un siècle d'histoire économique, mais aussi politique et sociale américaine, au bout duquel, espère Krugman, doit naître un mouvement démocrate qui parachèverait l'?uvre de F.D.Roosevelt. Cette histoire est tout sauf linéaire, bien sûr, puisqu'à partir de Reagan, c'est une Amérique soucieuse de revenir sur les acquis du New Deal, une Amérique richissime et pas si nombreuse d'après Krugman, qui va presque monopoliser les rênes du pouvoir. On peut distinguer deux grands moments dans ce livre, dont le premier, de loin le plus long et le plus détaillé, consiste justement à retracer l'historique des Etats-Unis avant tout sous l'angle des inégalités et des courants politiques. Et c'est d'ailleurs là l'une des petites surprises de ce livre, à savoir que Krugman insiste sur le lien très fort entre pouvoir politique et évolution des inégalités. Ainsi, l'Amérique d'avant le New Deal très similaire à celle d'aujourd'hui de par les inégalités de richesse, explosera sous les assauts de l'administration Roosevelt, avec ses taux d'imposition dépassant allègrement les 70%, sa bienveillance à l'égard des syndicats et ses interventions quasi directes pour relever le salaire minimal. A l'origine de cette « grande compression » réduisant de manière drastique les inégalités, il y a bien une volonté politique forte. La période suivante sera celle des classes moyennes toutes puissantes et d'un relatif consensus politique, le bien fondé des choix de Roosevelt étant progressivement reconnu par les Républicains eux-mêmes. Et ce n'est pas un hasard pour Krugman si cette période sera aussi celle d'une « économie magique », suffisamment solide pour assurer à ses membres que demain sera, d'un point de vue matériel, mieux qu'aujourd'hui. Les interventions de l'Etat sont ainsi corrélées avec la plus prospère des Amériques. Mais alors, se demande Krugman, pourquoi ce consensus a-t-il éclaté ? C'est sur le terrain politique qu'il va en priorité chercher la réponse, en reconstruisant l'émergence et la montée d'un « conservatisme de mouvement » - comprenez ultra conservateurs - parvenant à mêler au sein du parti républicain moralistes religieux, grands intérêts financiers et sudistes déçus par des démocrates acquis à la cause des droits civiques. Le portrait n'est pas tendre pour ce nouveau parti républicain radicalisé, truqueur, hypocrite, soumis aux intérêts financiers d'une poignée d'individus. Oui, mais il a conquis ce grand sud démocrate qui a du mal à avaler la fin de la ségrégation. C'est son principal fait d'arme et ce qui lui permettra de conquérir l'Amérique, ce qui met au c?ur des enjeux un vieux démon américain, le racisme, plus important que les valeurs morales pour expliquer le succès des républicains selon Krugman. Cependant, et c'est là que débute le deuxième moment du livre, ce succès du conservatisme de mouvement appartient déjà presque entièrement au passé, notamment parce que la société américaine est de moins et moins raciste. Ce changement, la force de cette désaffection pour les républicains, il faut bien avouer qu'en France on ne l'avait pas trop vue venir, et on est surpris par le peu de doute de Krugman quant à la victoire des démcorates. Et de fait, un an avant les élections, il est déjà dans l'après, présentant les chantiers les plus urgents pour le nouveau président. C'est l'occasion d'un chapitre somptueux de clarté et de profondeur sur l'assurance-maladie, « impératif » pour la nouvelle administration. Objectif à plus long terme, Krugman examine les différentes mesures devant permettre de diminuer progressivement mais fortement les inégalités. Sans excès de chauvinisme, on notera d'ailleurs qu'il cite souvent la France en exemple (le portrait un brin idéalisé de notre situation serait-il le péché mignon des progressistes US ?) et appelle de ses v?ux un fort renforcement de l'intervention de l'Etat et une modification du rapport de force dans l'entreprise en faveur des syndicats. Plusieurs éléments méritent d'être notés sur cet ouvrage agréable qui présente une Amérique pas si éloignée de nos préoccupations. D'abord, notons que notre beau prix Nobel d'économie 2008 énonce très clairement qu'une analyse purement économique, ne tenant pas ou peu compte des évolutions politiques, serait bien en peine d'expliquer les mouvements des inégalités au fil du XXème siècle. D'où ce retournement de la causalité habituelle chez les économistes : « le changement politique, la polarisation croissante, a été un facteur majeur de la montée de l'inégalité ». Autre élément, qui ne frappe qu'au bout d'un certain nombre de pages : bien que spécialiste d'économie internationale, Krugman évoque très peu la mondialisation et jamais comme un frein à des mesures risquant de conduire à une augmentation des coûts ou à une perte de compétitivité internationale, si ce n'est dans la bouche des autres. Ce qui semble aller dans le sens des conclusions d'autres études : s'il ne faut pas ignorer l'importance de cette compétition internationale, des marges de man?uvre existent bel et bien à l'échelle nationale et, non, les politiques nationales sont loin d'être sans importance - surtout, il est vrai, quand il s'agit des Etats-Unis. Au titre des limites, je dois avouer avoir souvent ressenti un certain inconfort devant son aisance à traiter comme identiques la moyennisation de la société et la démocratisation. Si des inégalités limitées sont sans doute souhaitables, quelques clarifications sur ces points auraient été les bienvenues. « L'Amérique que nous voulons » constitue au final une lecture agréable, souvent plus proche du commentaire politique que de l'analyse économique. Et c'est un texte qu'il faut lire maintenant : bénéficiant de l'amplitude des possibles propres aux programmes pas encore mis sur la table, décrypté par l'?il de lecteurs bénéficiant d'une courte mais intense année de recul, il fait naître l'étrange et grisante sensation de voir l'histoire en marche.
|  | La route de la servitude
Prix : EUR 10,00
Friedrich Hayek a fait partie de ces économistes qui durant la crise des années 30 ont pressé les différents gouvernements de surtout ne rien faire moyennant quoi la crise est devenue catastrophique et a conduit à la seconde guerre mondiale.
Si on avait écouté ses idées après guerre il n'y aurait pas eut de sécurité sociale ('socialisme') ni d'Union européenne ('planification') ni de réduction du temps de travail ('interventionnisme).
C'est ce qui explique en partie que la tendance libérale qu'il représente ait eut peu d'influence durant les 30 glorieuses.
Cependant avec l'augmentation monstrueuse des impôts et des règlementations à partir des années 1970 les idées de Friedrich Hayek reprennent tout leur sens. Ces idées ne représentent pas toute la vérité mais en tenir compte aurait peut-être évité la stagnation économique qui touche tant de pays d'Europe occidentale. D'ailleurs Margaret Thatcher a fait de cet ouvrage son livre de chevet.
A lire pour comprendre le néo-libéralisme moderne.
|  | On Comprend Mieux le Monde à Travers l'Economie
Prix : EUR 14,00
Ce livre très bien charpenté, très bien construit, avec de nombreux exemples et rappels historiques,nous éclaircit les idées, en particulier sur le pourquoi de la formation des bulles qui se succèdent, sur le rôle des banques centrales, sur la politique monétaire des grands pays émergents,et bien d'autres choses...
A lire absolument, si l'on n'a pas soi-même une formation d'économiste,mais que l'on veut comprendre un peu ce qui se passe autour de nous...
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