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Une femme à Berlin : Journal 20 avril-22 juin 1945
Prix : EUR 7,40

il devrait faire partie du programme d'histoire de tous les lycéens européens. Le cliché de l'armée salvatrice prend pas mal de plomb dans l'aile.

L'oeil du IIIe Reich
Prix : EUR 29,90

La chute de Berlin
Prix : EUR 7,50

Peu de choses sont plus révélatrices des hommes et des systèmes politiques que les circonstances de leur chute"... C'est à partir de ce postulat que l'historien britannique Antony Beevor a construit un récit plein de bruit et de fureur sur l'une des plus grandes tragédies humaines et militaires de la Deuxième Guerre mondiale : la chute de Berlin le 30 avril 1945.
Pour Antony Beevor - déjà auteur d'une impressionnante somme sur la bataille de Stalingrad - il ne s'agit pas d'expliquer les causes ou les conséquences de l'événement. L'historien a pris le parti de relater les circonstances de cette effroyable tragédie, par le menu, en s'appuyant sur des documents d'archives pour la plupart inédits. Point fort de cette évocation, brillamment représentative de l'école anglo-saxonne : son double focus, côté allemand et côté soviétique. D'où l'impression d'objectivité, qui place le lecteur au c?ur des ténèbres, comme s'il assistait en direct à l'effondrement du IIIe Reich.
Au-delà du sentiment d'horreur et d'absurdité qui s'en dégage - pages apocalyptiques sur la capitale allemande en ruines, livrée à la peur et la paranoïa, aux flammes et aux rats, dignes du célèbre film de Rossellini Allemagne année zéro - Berlin apparaît comme le théâtre des passions humaines, où se mêlent la cruauté de l'Armée rouge, l'auto-aveuglement de la Wehrmacht, la folie meurtrière de Hitler, la ruse tactique de Staline, le courage des populations civiles. Index, illustrations et cartes complètent ce terrible document aux accents shakespeariens. --Yves Fraillont

Hitler
Prix : EUR 32,00

La vie mondaine sous le nazisme
Prix : EUR 10,50

La rose blanche
Prix : EUR 6,80

Quel grand livre ! Quel immense témoignage prophétique ! De quelle trempe était donc formée ces six Allemands, résistants au nazisme sous le nom de "die Weisse Rose"- La Rose Blanche, qui furent exécutés comme des parias par les tribunaux populaires nazis le 22 février 1943 pour Christoph Probst, Hans Scholl, Sophie Scholl, le 13 juillet 1043 pour Kurt Huber et Alexander Schmorell et le 12 octobre 1943 pour Willi Graf ?

Ils étaient étudiants en médecine, professeur de philosophie et étudiants en philosophie, catholiques engagés. Ils avait soif de justice. Ils haïssaient la mise en esclavage du peuple allemand. Ils se battaient pour une Europe juste, pour une Allemagne fédérale, débarrassée de toute dictature. Ils avaient pour ennemi Adolf Hitler et sa clique. Inge Scholl est la soeur de Hans et de Sophie. Son livre est à lire. Quelques courts extraits des tracts édités et diffusés par la Rose Blanche, dans les universités, donnent le ton :

1942 : "On ne peut pas discuter du nazisme, ni s'opposer à lui par une démarche de l'esprit, car il n'a rien d'une doctrine spirituelle. (...) Depuis la mainmise sur la Pologne, trois cent mille juifs de ce pays ont été abattus comme des bêtes. C'est le crime le plus abominable perpétré contre la dignité humaine, et aucun autre dans l'histoire ne saurait lui être comparé. (...) Chacun rejette sur les autres cette faute commune, chacun s'en affranchit et continue de dormir, la conscience calme. Mais il ne faut pas se désolidariser des autres, chacun est coupable, coupable, coupable."

Autre tract : "Où que vous soyez, organisez une résistance passive - une Résistance -, et empêchez que cette grande machine de guerre athée continue de fonctionner. Faites ceci avant qu'il ne soit trop tard, avant que les dernières villes ne soient devenues un amoncellement de ruines, comme Cologne, et que la jeunesse allemande ne soit immolée à la démence d'un monstre. N'oubliez pas que chaque peuple mérite le gouvernement qu'il supporte."

Appeler au sabotage de la machine de guerre, à la prise de conscience, à la défense de l'humanité, à la fin du génocide juif, dans une société en guerre asservie, surveillée par la Gestapo relevait d'un héroïsme inouï et d'une grande foi en l'Homme, en Dieu.

Merci à vous résistants allemands d'avoir été de ceux qui ont permis de conserver quelques flammes de l'honneur de votre Nation.

Le choix de la défaite : Les élites françaises dans les années 1930
Prix : EUR 36,00

Ce livre n'est à conserver que pour l'excellence de son fond documentaire et les sources citées qui permettent, à un chercheur, d'approfondir les recherches menées par l'auteur sans par ailleurs en cautionner en totalité la thèse.
En revanche, rédigé parfois de façon bâclée ce livre a de plus quelques relents d'une idéologie qui a fait les preuves, dans l'histoire, de sa compromission avec les nazis ( jusqu'en 1941!) et de son échec économique, moral et social.

Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne
Prix : EUR 8,00

Christopher Browning est un historien spécialisé de l'histoire de la déportation et de l'extermination des Juifs en Europe pendant la seconde guerre mondiale. Son ouvrage est remarquablement bien écrit sur le plan de la rigueur scientifique.

Le matériau est riche puisqu'il repose à la fois sur les interrogations et procès de nombreux membres du 101° bataillon de réserve de la police allemande, dans les années 1960, par la justice fédérale allemande, et par les confrontations avec certains de ces hommes et l'auteur.

Comment comprendre que quelques centaines de citoyens allemands, hambourgeois, trop âgés pour être enrôlés dans les troupes de ligne, et donc a priori plus matures, exerçant tous les métiers, ne comprenant que peu de nazis parmi eux aient pu, dans leur quasi-totalité à l'exception de 10 à 20% maximum d'entre eux, exécuter femmes, enfants, vieillards, hommes par milliers dans des conditions de bestialité décrites avec précision ?

Les faits :

1/ nombres de Juifs fusillés par le bataillon entre juillet 1942 et novembre 1943 = 38.000 (estimation minimale).
2/ nombre de Juifs déportés à Treblinka = 45.200 (idem).

Regroupements, évacuations de ghettos, meurtres de masse; tout y passe. Pourtant leur commandant Trapp leur avait laissé le choix, dès avant le premier massacre de Jozefow, en Pologne, de ne pas se commettre dans ces crimes. Certains (très peu) saisirent cette offre. Ils ne furent pas inquiétés - de même qu'aucun Allemand ne fut jamais poursuivi ni encore moins déporté pour avoir refusé pendant la seconde guerre mondiale, pour son refus de participer au meurtre de Juifs.

Le contexte de la guerre qui libère la violence, identifie les Juifs aux ennemis à exterminer, l'idéologie raciste, la bureaucratisation du Meurtre, l'explication de l'obéissance par les expériences de Milgram (très pertinent) participent de l'explication.

"Les concepts de loyauté, devoir, discipline deviennent des impératifs moraux qui annihilent toute identification avec la victime." Trait révélé par Anna Harendt, citée avec éloge dans le livre, dans son lumineux Eichmann à Jérusalem.

"Contrôler la manière dont les gens interprètent leur monde, dit Milgram, est l'un des outils de contrôle de leur comportement."

La deshumanisation des victimes traitées comme des marchandises sales qui plus est facilita également la tâche de ces tueurs.

Christopher Browning nous permet également de réaffirmer que "la responsabilité humaine est en définitive du domaine de l'individu".

Quel remarquable ouvrage !

Les racines du silence
Prix : EUR 17,00

Notre guerre : Souvenirs de Résistance, Paris 1940-41 - Le Bagne - Occupation en Allemagne
Prix : EUR 25,00

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