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 | Le Chat du Rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva
Prix : EUR 10,40
Les 5 tomes actuellement sortis du "Chat du Rabbin" trônent à la place d'honneur de ma bibliothèque.
Chaque dessin est un tableau, chaque réflexion de ce chat philosophe est un bonheur d'intelligence et d'humour. Le tout est un hymne universel à la beauté du monde, à sa diversité, et à la tolérance...
C'est fort, c'est beau, c'est à lire et à relire tant chaque case se déguste...
Et puis l'amoureux de la race féline que je le suis ne pouvait qu'être séduit par ce chat juif qui porte en lui tout l'art de vivre de sa race, dont les humains feraient bien de s'inspirer !
Qu'il me tarde le Tome 6 !!!
|  | Le Chat du Rabbin, tome 2 : Le Malka des Lions
Prix : EUR 10,40
Bien plus encore que leur culture ce chat partage avec ses maîtres bien des défauts qui nous le rendent si sympathique ! un livre (et un chat) fin et attachant..
|  | Quartier lointain, tome 1 - Prix du meilleur scénario, Angoulême 2003
Prix : EUR 13,50
Ce jour d'avril 1998, un homme s'apprête à prendre le train pour rentrer chez lui, à Tôkyô. Il s'appelle Hiroshi. C'est un cadre d'entreprise comme le Japon en produit des milliers. La bouche légèrement pâteuse et la tête lourde ? il a encore trop bu la veille lors d'un repas d'affaires ?, cet homme de 48 ans a rendez-vous avec son destin. Car le train qu'il prend n'est pas le bon : sans l'avoir fait exprès, il se retrouve à bord d'un express qui se dirige tout droit vers sa ville natale. À l'arrivée, avant de repartir à destination de Tôkyô, Hiroshi décide de faire un tour dans les rues où il a grandi, devenues méconnaissables. Dans le petit cimetière où est enterrée sa mère, il s'assoupit quelques minutes. Mais à son réveil, il constate avec une surprise mêlée d'effroi qu'il vient d'effectuer un bond dans le passé. Il se trouve en effet projeté à l'époque de son adolescence, et doit désormais vivre dans l'enveloppe corporelle qui était la sienne à l'âge de 14 ans. ! Mais ses souvenirs, sa mémoire et ses capacités intellectuelles sont restés ceux d'un homme de 48 ans... Hiroshi va alors revoir ses parents et ses amis d'école. Et bien qu'il craigne de bousculer sa propre histoire d'homme adulte et de "fausser l'avenir", il décide de comprendre enfin pourquoi son père est parti un jour loin de chez lui, abandonnant sa femme et ses deux enfants. En revivant ses quatorze ans, il ne va pas seulement épater ses copains en leur prédisant les événements à venir. Plus fondamentalement, il va tenter d'infléchir le cours de son histoire familiale et découvrir que "l'enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant tout au fond de nous...". Coûte que coûte, il décide d'empêcher son père de disparaître de la vie familiale... Jirô Taniguchi confirme tout le talent et toute la sensibilité déjà manifestés dans L'Homme qui marcheet Le Journal de mon père. Auteur au graphisme fluide et élégant, très influencé par la bande dessinée européenne, les thèmes qu'il développe et sa manière d'appréhender la vie le rendent accessible aux lecteurs a priori rebutés par les mangas japonais. Taniguchi évoque comme personne les interrogations existentielles qui taraudent l'âme humaine, le temps qui passe et les liens familiaux qui se délitent à cause des années et des trajectoires de chacun. Comme dans Le Journal de mon père, le narrateur accomplit un voyage à l'envers et retourne sur ses pas avant qu'il soit trop tard. Ici, le récit se teinte d'une dimension fantastique qui fait flotter l'histoire entre le rêve et la réalité. Mais au-delà de cette astuce de narration, l'essentiel reste la capacité de Taniguchi à nous faire éprouver les doutes et les joies de ses personnages, malgré les différences entre les cultures japonaise et européenne. Une confirmation éclatante de la capacité de la bande dessinée à parler au plus grand nombre et à se faire le reflet, au même titre que le roman, des questions universelles sur le sens de l'existence. --Gilbert Jacques
|  | Jimmy Corrigan (Prix du meilleur album - Angoulême 2003)
Prix : EUR 45,00
Attention à vous, lecteur? De deux choses l'une : soit vous connaissez déjà Chris Ware à travers les numéros de la revue Acme Novelty Library et le recueil des pérégrinations de Jimmy Corrigan ? dans ce cas vous serez probablement impressionné par la qualité de l'adaptation de cette ?uvre sidérante, traduite et (remarquablement) adaptée en français par les éditions Delcourt ?, soit vous découvrez Chris Ware. Et là, vous risquez d'éprouver un choc visuel et esthétique? car le travail de ce graphiste américain né en 1967 constitue sans doute ce que la bande dessinée a produit de plus étonnant et de plus novateur ces dernières années. Derrière cette entreprise, on trouve un homme au talent multiple. Dessinateur, scénariste, lettreur, graphiste, directeur artistique, "concocteur" de fausses publicités, de faux jeux et de pirouettes langagières en tout genre? Chris Ware sait tout faire, et avec talent. Sa saga raconte la quête de Jimmy Corrigan, personnage qui part à la recherche de son père. Malheureux, isolé et bousculé par la vie, Jimmy entraîne le lecteur tout au long de ces 380 pages à travers un récit émouvant, méticuleux, foisonnant et captivant, dont la lecture ne s'épuise pas si facilement. Ce récit "de fiction semi-autobiographique", comme Ware s'en explique dans la post-face, ne fascine pas seulement par la narration de ce destin où la réalité la plus banale côtoie des fantasmes traversés par les grandes figures de la mythologie populaire américaine. C'est aussi cet incroyable traitement graphique qui retient l'attention du lecteur et donne à sa bande dessinée une place unique. Pour apprécier pleinement tout le talent de Chris Ware, il faut sans tarder se plonger dans la matière première de son ?uvre, à savoir cette collection de "comics" où, à côté de Jimmy Corrigan, il anime aussi les aventures de petits personnages comme Quimby the mouse. Chaque numéro offre une présentation et un format différents, enchaînant les styles graphiques et les modes de narration avec une liberté et une maîtrise comme on en a rarement vues jusqu'alors. La dimension titanesque de l'entreprise ne laisse pas d'étonner : Chris Ware s'occupe de tout, tout seul. Rédaction de textes marqués par un humour distancié, élaboration de figures à découper, fausses réclames "rétro", jeux sur la typographie? Ses pages sont souvent composées de multiples petites cases, rehaussées de superbes couleurs en aplat soigneusement délimitées par le trait précis de Chris Ware. Et il ne s'agit pas d'une simple performance graphique : derrière ce travail, le propos de l'auteur reste passionnant, et le destin du pauvre Jimmy lancé à travers l'Amérique d'aujourd'hui captive de bout en bout. À n'en pas douter, la bande dessinée la plus originale parue depuis bien longtemps. --Philippe Actère
|  | Quelques mois à l'Amélie - Prix du meilleur dialogue, Angoulême 2003
Prix : EUR 15,00
Loin des héros aux gros biscotos et des bombes siliconées qui surpeuplent la BD actuelle, ce one-shot tranche par son style très personnel et introspectif. Son auteur nous fait suivre à la trace un écrivain en mal de vivre et d?inspiration. Les premières planches semblent le conduire à une fin certaine tant ses angoisses et les trous dans son existence le transforme en somnambule évidé de tout désir. Seul un livre jusque là abandonné dans sa bibliothèque et jamais lu lui barre la route de son irrémédiable chute dans le vide. Ce livre va alors lui paver un chemin artificiel et le remettre mécaniquement en état de marche. Certe ses pas s?inscrivent dans ceux d?un autre mais sa quète est bien celle de sa propre identité et de son bonheur. Oui, les doutes subsistent: doutes sur soi, son essence créatrice, son originalité ou son rapport à autrui. Mais ce livre le ressuscite et lui montre que les ombres ignorées du passé peuvent croiser le présent et le nourrir. Pour finir, la ligne simple et efficace du dessin associée à une mise en couleur sobre qui nous sauve des teintes criardes s?associent parfaitement a l?histoire. A ne pas manquer.
|  | Petit Polio, tome 3 : Mémé d'Arménie
Prix :
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