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 | De Cape et de Crocs, tome 5 : Jean sans lune
Prix : EUR 12,90
De la culture, de la dérision et de l'imagination cet épisode n'en manque pas. Nos héros se retrouvent enfin réunis pour déceler le mystère des iles Tangérines. Ils y percent le secret de l'endroit en découvrant l'existence des sélénites, habitants de la lune et arrogants comme savent l'être les courtisans de la cour de Versailles. Dans une effervescence théatrale ébouriffante, l'histoire bondit pour prendre un envol surprenant et inattendu. L'arrivée du Capitan Mendoza que l'on avait presque oublié vient créer une diversion dramatique à l'histoire en lui enlevant le côté trop féérique pour apporter le danger des vrais méchants... Frais et divertissant !
|  | Quelques mois à l'Amélie - Prix du meilleur dialogue, Angoulême 2003
Prix : EUR 15,00
Loin des héros aux gros biscotos et des bombes siliconées qui surpeuplent la BD actuelle, ce one-shot tranche par son style très personnel et introspectif. Son auteur nous fait suivre à la trace un écrivain en mal de vivre et d?inspiration. Les premières planches semblent le conduire à une fin certaine tant ses angoisses et les trous dans son existence le transforme en somnambule évidé de tout désir. Seul un livre jusque là abandonné dans sa bibliothèque et jamais lu lui barre la route de son irrémédiable chute dans le vide. Ce livre va alors lui paver un chemin artificiel et le remettre mécaniquement en état de marche. Certe ses pas s?inscrivent dans ceux d?un autre mais sa quète est bien celle de sa propre identité et de son bonheur. Oui, les doutes subsistent: doutes sur soi, son essence créatrice, son originalité ou son rapport à autrui. Mais ce livre le ressuscite et lui montre que les ombres ignorées du passé peuvent croiser le présent et le nourrir. Pour finir, la ligne simple et efficace du dessin associée à une mise en couleur sobre qui nous sauve des teintes criardes s?associent parfaitement a l?histoire. A ne pas manquer.
|  | Canardo, tome 12 : La Nurse aux mains sanglantes
Prix : EUR 10,00
Imper fatigué, regard las, ténacité à toute épreuve... Columbo ? Non, Canardo. Inspecteur, lui aussi. Mais d'un genre un peu particulier : Canardo est un détective palmipède à dégaine de cocker, avec des poches sous les yeux et une allure de chien battu. En tout cas, dès qu'il s'agit de fourrer sa truffe ? enfin, son flair ? dans une affaire louche, Canardo ne craint personne. Ici, l'histoire s'annonce pure routine : une jeunette embauchée comme nurse chez un couple richissime est fortement soupçonnée de les avoir tués. Du sang partout, pas de témoins, une accusée qui déclare ne se souvenir de rien et que l'on a retrouvée sur place avec un sabre à la main : bref, du gâteau pour Canardo. Le seul qui aurait pu parler, c'est le fils de la maison. Malheureusement, le pauvre est réduit à végéter dans un hôpital, atteint du syndrome de la méduse doublé du syndrome du poulet. Pour parler clairement, le malheureux n'a plus toute sa tête et passe son temps à regarder des programmes ineptes à la télé. Une affaire facile ? En apparence. Et ça tombe bien : Canardo est plutôt du genre à chercher la vérité derrière les apparences. À chambouler le cours tranquille d'un procès pour faire éclore la justice. Et là, Canardo n'a rien à envier à Columbo? Douzième enquête du détective à bec de canard, aussi malin que désabusé, toujours prêt à agrémenter ses déductions de considérations sans illusion sur l'amour et la nature humaine? Et le bougre sait ne pas se montrer commode quand les besoins de son enquête l'exigent : à un témoin vaguement réticent à rassembler ses souvenirs, Canardo se promet de faire découvrir "la France policière profonde, son savoir-faire et ses traditions" tout en l'empoignant par la cravate? Allez, encore une petite rasade de Canardo ! --Philippe Actère
|  | Lincoln, tome 1 : Crâne de bois
Prix : EUR 11,00
Pas très poli, ce Lincoln. La décence nous interdit de rapporter les premiers (gros) mots que cet apprenti cow-boy prononça, mais ce n’était pas joli-joli. Et après, ça n’a fait qu’empirer. Le genre à vouloir sans cesse bousculer l’ordre établi et à agacer les grands avec ses remarques lucides – et donc un tantinet pénibles. Résultat : à dix-neuf ans, on l’a gentiment invité (à grands coups de pied aux fesses, pour être précis) à aller se faire pendre ailleurs. Et voilà notre Lincoln parti sur les routes, avec sa gueule en biais, son mégot à la bouche et sa silhouette dégingandée, en train de ruminer contre le monde entier, de lancer des bâtons de dynamite dans les rivières pour faire exploser les poissons – c’est malin, tiens – et de jeter des os de poulet aux mendiants en les traitant de "feignasse". Bref, dans la famille cow-boy, on a vu mieux. Rien à voir avec Lucky Luke ou Blueberry, ça non. Mais un jour, tout change : un petit bonhomme vêtu d’un poncho et d’un grand chapeau s’approche de Lincoln – lequel, toujours aussi aimable, l’accueille d’un sympathique "dégage !" Ce petit bonhomme, c’est Dieu en personne. Et Dieu est bien décidé à lui prouver qu’on peut prendre du plaisir à vivre sur terre. D’ailleurs, il lui propose l’immortalité. Il est comme ça, Dieu : quand il a une idée en tête, rien ne l’arrête. Évidemment, Lincoln râle un peu. Mais il se dit qu’après tout, ma foi, pourquoi pas ? Résultat : notre cow-boy se met à écumer les saloons, à piller les trains et à boire plus que de raison. Pas pour longtemps : il se retrouve pendu. Heureusement qu’il est immortel... Du coup, il se dit qu’il a peut-être intérêt à faire attention. Et c’est là que Dieu sort sa botte secrète : il lui propose de le transformer en justicier, rien que ça. Il aimerait bien le voir défendre la veuve, l’orphelin et le prolétaire exploité. Bref, devenir un héros. Là, on peut dire que Lincoln est mal barré… Le moins que l’on puisse dire aussi, c’est que la bande dessinée ne nous avait pas habitués à ce genre de western. Et c’est bien dommage, parce que ce premier tome de Lincoln est une petite merveille d’humour, de loufoquerie et, mine de rien, de sagesse – si, si ! La trajectoire de ce pauv’gars devenu bien malgré lui une sorte de figure de tragédie grecque est un vrai régal. Les dialogues sont jubilatoires, la dégaine du "héros" (façon de parler) particulièrement bien croquée, le personnage de Dieu quelque peu inattendu mais franchement réussi ? quant au Diable, qui fait un petit tour en "guest-star", il n’est pas mal non plus ! Le trait de Jouvray donne une manière de bonhomie aux personnages, et les couleurs en aplats installent les ambiances sans jamais nuire à la lisibilité du récit. On a tous quelque chose de Lincoln en nous, avec ce côté renfrogné et cette envie de tout envoyer balader… --Gilbert Jacques
|  | Les losers sont des perdants
Prix : EUR 8,95
|  | Powers, tome 1
Prix : EUR 11,90
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