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 | Le Chat du Rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva
Prix : EUR 10,40
Les 5 tomes actuellement sortis du "Chat du Rabbin" trônent à la place d'honneur de ma bibliothèque.
Chaque dessin est un tableau, chaque réflexion de ce chat philosophe est un bonheur d'intelligence et d'humour. Le tout est un hymne universel à la beauté du monde, à sa diversité, et à la tolérance...
C'est fort, c'est beau, c'est à lire et à relire tant chaque case se déguste...
Et puis l'amoureux de la race féline que je le suis ne pouvait qu'être séduit par ce chat juif qui porte en lui tout l'art de vivre de sa race, dont les humains feraient bien de s'inspirer !
Qu'il me tarde le Tome 6 !!!
|  | Le Chat du Rabbin, tome 2 : Le Malka des Lions
Prix : EUR 10,40
Bien plus encore que leur culture ce chat partage avec ses maîtres bien des défauts qui nous le rendent si sympathique ! un livre (et un chat) fin et attachant..
|  | Titeuf, Tome 9 : La loi du Préau
Prix : EUR 9,40
"Cool !" Nous dirions même plus : "Mégamortel !" En un mot, c'est "mégatopgénial !" : Titeuf revient ! La star des cours de récré est de retour avec sa mèche blonde dressée sur le crâne, ses expressions inimitables et ses interrogations sur les filles, le sens de l'existence ou l'obligation de manger sa soupe. Entre deux virées au parc d'attractions de Megafunland, Titeuf poursuit son apprentissage de la vie, la vraie. Il expérimente les bonbons au diziak ? les bonbons aphrodisiaques, si vous préférez. Dommage qu'il manque d'empoisonner Nadia au passage? Mais que voulez-vous, personne n'est parfait. Même Nadia exagère, d'ailleurs, dans ce nouvel album, elle décide de s'habiller sexy. Du coup, Titeuf se fâche tout rouge à l'idée que ses copains la voient "presque toute nue". "Tu peux pô te balader comme ça, tout le monde va te regarder !", s'exclame-t-il. "Macho !", lui répond Nadia, "t'es pas du tout sexy ! T'as toujours le même look, on dirait que tu te changes jamais !". Décidément, les filles sont vraiment compliquées? Dans La Loi du préau, Zep poursuit l'éducation sentimentale et sociale de son héros, devenu une référence-culte des ados et préados. Tiré à 1,4 millions d'exemplaires, ce neuvième album a demandé à Zep huit mois de réflexion et une bonne année de réalisation. Il aborde des thèmes comme la violence à l'école, les relations avec son père ou la maladie : celle de Pauline, la copine de Titeuf, victime d'une leucémie. Même si ce dernier a tendance à s'emmêler les pinceaux et à se perdre dans les explications médicales, il fait preuve d'une belle générosité et n'accepte pas que ses copains balourds se moquent d'elle? Avec Titeuf, Zep propose une représentation de l'enfance dénuée de clichés et en prise avec la réalité d'aujourd'hui. Ce qui l'intéresse, ce n'est pas de donner une image aseptisée et frelatée de la vie, mais de montrer le monde tel qu'il est vraiment et tel que les enfants se le représentent. Un monde pas toujours rose et souvent compliqué : "c'est pô juste !", comme le résume Titeuf à sa manière. C'est pas juste, d'accord, mais qu'est-ce que c'est drôle? --Philippe Actère
|  | Monster, tome 6 : La Forêt des secrets
Prix : EUR 7,35
Le commissaire Runge s'obstine, Eva pète les plombs, ... Beaucoup d'agitation en perspective dans ce volume de cet excellent thriller qu'est Monster. L'auteur nous gratifie d'ailleurs une nouvelle fois d'un très beau passage comme il en a le secret : celui-ci se déroule dans une villa de campagne, propriété d'un ancien chef d'organisation. Comme d'habitude, l'histoire est prenante et la réalisation de qualité. Un tome digne de la série :)
|  | De Cape et de Crocs, tome 5 : Jean sans lune
Prix : EUR 12,90
Ce cinquième tome prend un virage résolument SF, dans la plus pure tradition des Jules Verne d?antant : on pense à De la Terre à la Lune bien sûr, mais aussi Voyage au Centre de la Terre ou Vingt-Mille Lieues sous les Mers. Une Science-Fiction avant l?heure, fantasmagorique, faite de bric et de broc et de machines improbables, flirtant avec la fantasy tellement elle semble déjantée.
Nos amis, après avoir exploré les fameuses îles Tangerines, se sont retrouvés nez à nez avec les Sélénites, peuple habitant la Lune cherchant à retrouver leur contrée. Le dessin se fait par moment grandiose, et les progrès du dessinateur (ou de la technologie employée) se font largement sentir sur cet opus. Décidément une excellente BD, aboutie et intelligente, un divertissement royal.
|  | Jimmy Corrigan (Prix du meilleur album - Angoulême 2003)
Prix : EUR 45,00
Attention à vous, lecteur? De deux choses l'une : soit vous connaissez déjà Chris Ware à travers les numéros de la revue Acme Novelty Library et le recueil des pérégrinations de Jimmy Corrigan ? dans ce cas vous serez probablement impressionné par la qualité de l'adaptation de cette ?uvre sidérante, traduite et (remarquablement) adaptée en français par les éditions Delcourt ?, soit vous découvrez Chris Ware. Et là, vous risquez d'éprouver un choc visuel et esthétique? car le travail de ce graphiste américain né en 1967 constitue sans doute ce que la bande dessinée a produit de plus étonnant et de plus novateur ces dernières années. Derrière cette entreprise, on trouve un homme au talent multiple. Dessinateur, scénariste, lettreur, graphiste, directeur artistique, "concocteur" de fausses publicités, de faux jeux et de pirouettes langagières en tout genre? Chris Ware sait tout faire, et avec talent. Sa saga raconte la quête de Jimmy Corrigan, personnage qui part à la recherche de son père. Malheureux, isolé et bousculé par la vie, Jimmy entraîne le lecteur tout au long de ces 380 pages à travers un récit émouvant, méticuleux, foisonnant et captivant, dont la lecture ne s'épuise pas si facilement. Ce récit "de fiction semi-autobiographique", comme Ware s'en explique dans la post-face, ne fascine pas seulement par la narration de ce destin où la réalité la plus banale côtoie des fantasmes traversés par les grandes figures de la mythologie populaire américaine. C'est aussi cet incroyable traitement graphique qui retient l'attention du lecteur et donne à sa bande dessinée une place unique. Pour apprécier pleinement tout le talent de Chris Ware, il faut sans tarder se plonger dans la matière première de son ?uvre, à savoir cette collection de "comics" où, à côté de Jimmy Corrigan, il anime aussi les aventures de petits personnages comme Quimby the mouse. Chaque numéro offre une présentation et un format différents, enchaînant les styles graphiques et les modes de narration avec une liberté et une maîtrise comme on en a rarement vues jusqu'alors. La dimension titanesque de l'entreprise ne laisse pas d'étonner : Chris Ware s'occupe de tout, tout seul. Rédaction de textes marqués par un humour distancié, élaboration de figures à découper, fausses réclames "rétro", jeux sur la typographie? Ses pages sont souvent composées de multiples petites cases, rehaussées de superbes couleurs en aplat soigneusement délimitées par le trait précis de Chris Ware. Et il ne s'agit pas d'une simple performance graphique : derrière ce travail, le propos de l'auteur reste passionnant, et le destin du pauvre Jimmy lancé à travers l'Amérique d'aujourd'hui captive de bout en bout. À n'en pas douter, la bande dessinée la plus originale parue depuis bien longtemps. --Philippe Actère
|  | Hellboy, tome 5 : Le ver conquérant
Prix : EUR 14,95
|  | Quartier lointain, tome 1 - Prix du meilleur scénario, Angoulême 2003
Prix : EUR 13,50
Ce jour d'avril 1998, un homme s'apprête à prendre le train pour rentrer chez lui, à Tôkyô. Il s'appelle Hiroshi. C'est un cadre d'entreprise comme le Japon en produit des milliers. La bouche légèrement pâteuse et la tête lourde ? il a encore trop bu la veille lors d'un repas d'affaires ?, cet homme de 48 ans a rendez-vous avec son destin. Car le train qu'il prend n'est pas le bon : sans l'avoir fait exprès, il se retrouve à bord d'un express qui se dirige tout droit vers sa ville natale. À l'arrivée, avant de repartir à destination de Tôkyô, Hiroshi décide de faire un tour dans les rues où il a grandi, devenues méconnaissables. Dans le petit cimetière où est enterrée sa mère, il s'assoupit quelques minutes. Mais à son réveil, il constate avec une surprise mêlée d'effroi qu'il vient d'effectuer un bond dans le passé. Il se trouve en effet projeté à l'époque de son adolescence, et doit désormais vivre dans l'enveloppe corporelle qui était la sienne à l'âge de 14 ans. ! Mais ses souvenirs, sa mémoire et ses capacités intellectuelles sont restés ceux d'un homme de 48 ans... Hiroshi va alors revoir ses parents et ses amis d'école. Et bien qu'il craigne de bousculer sa propre histoire d'homme adulte et de "fausser l'avenir", il décide de comprendre enfin pourquoi son père est parti un jour loin de chez lui, abandonnant sa femme et ses deux enfants. En revivant ses quatorze ans, il ne va pas seulement épater ses copains en leur prédisant les événements à venir. Plus fondamentalement, il va tenter d'infléchir le cours de son histoire familiale et découvrir que "l'enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant tout au fond de nous...". Coûte que coûte, il décide d'empêcher son père de disparaître de la vie familiale... Jirô Taniguchi confirme tout le talent et toute la sensibilité déjà manifestés dans L'Homme qui marcheet Le Journal de mon père. Auteur au graphisme fluide et élégant, très influencé par la bande dessinée européenne, les thèmes qu'il développe et sa manière d'appréhender la vie le rendent accessible aux lecteurs a priori rebutés par les mangas japonais. Taniguchi évoque comme personne les interrogations existentielles qui taraudent l'âme humaine, le temps qui passe et les liens familiaux qui se délitent à cause des années et des trajectoires de chacun. Comme dans Le Journal de mon père, le narrateur accomplit un voyage à l'envers et retourne sur ses pas avant qu'il soit trop tard. Ici, le récit se teinte d'une dimension fantastique qui fait flotter l'histoire entre le rêve et la réalité. Mais au-delà de cette astuce de narration, l'essentiel reste la capacité de Taniguchi à nous faire éprouver les doutes et les joies de ses personnages, malgré les différences entre les cultures japonaise et européenne. Une confirmation éclatante de la capacité de la bande dessinée à parler au plus grand nombre et à se faire le reflet, au même titre que le roman, des questions universelles sur le sens de l'existence. --Gilbert Jacques
|  | Vitesse moderne
Prix : EUR 15,00
Décidément, Paris recèle d'étranges mystères et donne naissance à de curieuses rencontres? Un soir, alors qu'elle sort de son cours de danse, une jeune femme ? elle s'appelle Lola ? est abordée par une certaine Renée. Renée se dit écrivain. À son actif, rien de bien glorieux : Husky mon ami et Gérer son stress. Le genre de "littérature" alimentaire, en somme. Mais bon. Renée lui propose de partager son quotidien afin d'écrire un livre sur elle. Un livre dont elle serait le sujet. Évidemment, Lola se laisse tenter. Ah, ces artistes? Et la voilà qui marche dans les rues de la capitale avec Renée à ses côtés. Aventure, aventure? C'est peu dire que le quotidien des deux jeunes femmes va basculer ? et le lecteur avec, d'ailleurs. Voici tout ce petit monde embarqué dans un drôle de voyage, mi-onirique, mi-fantasmatique, à travers les rues étrangement désertes de la ville. Comme si le scénariste (ici, il est aussi dessinateur) avait congédié tout esprit rationnel, ouvrant tout grand les portes du rêve et du surnaturel. Le long des trottoirs de Paris privés de lumière (l'ambiance nocturne de ces pages est proprement captivante) et d'où les piétons comme les automobiles sont curieusement absents, les deux jeunes femmes déambulent. En chemin, elles font de drôles de rencontres : le papa de Lola (bizarrement, elle ne le reconnaît jamais tout de suite), Omar Sharif et ses souvenirs érotiques inattendus (ah, les joies insoupçonnées du métro?), une araignée? Avant de terminer la nuit dans une fête hautement improbable, perdue dans un décor situé au beau milieu de nulle part? Avec Vitesse moderne, Blutch signe l'un des albums les plus déroutants, mais aussi les plus envoûtants, publiés depuis longtemps. Il démontre ainsi toute la variété de son talent, également à l'aise dans l'absurde, la dérision, la parodie ou la nostalgie. Son coup de crayon suit allègrement les méandres de son inspiration, révélant à coup sûr l'un des dessinateurs ? et des auteurs, tout simplement ? les plus doués de sa génération. Une génération pourtant déjà bien fournie : Blutch, né en 1967, s'est affirmé au même moment que les Sfar, Trondheim et David B. Ami lecteur, n'hésitez pas à cheminer en compagnie de Lola et Renée. La balade tout au long de cet album rend à coup sûr perplexe. Elle recèle quelques surprises et donne à voir un Paris pour le moins incongru. Mais franchement fascinant? --Philippe Actère
|  | Lincoln, tome 1 : Crâne de bois
Prix : EUR 11,00
Pas très poli, ce Lincoln. La décence nous interdit de rapporter les premiers (gros) mots que cet apprenti cow-boy prononça, mais ce n’était pas joli-joli. Et après, ça n’a fait qu’empirer. Le genre à vouloir sans cesse bousculer l’ordre établi et à agacer les grands avec ses remarques lucides – et donc un tantinet pénibles. Résultat : à dix-neuf ans, on l’a gentiment invité (à grands coups de pied aux fesses, pour être précis) à aller se faire pendre ailleurs. Et voilà notre Lincoln parti sur les routes, avec sa gueule en biais, son mégot à la bouche et sa silhouette dégingandée, en train de ruminer contre le monde entier, de lancer des bâtons de dynamite dans les rivières pour faire exploser les poissons – c’est malin, tiens – et de jeter des os de poulet aux mendiants en les traitant de "feignasse". Bref, dans la famille cow-boy, on a vu mieux. Rien à voir avec Lucky Luke ou Blueberry, ça non. Mais un jour, tout change : un petit bonhomme vêtu d’un poncho et d’un grand chapeau s’approche de Lincoln – lequel, toujours aussi aimable, l’accueille d’un sympathique "dégage !" Ce petit bonhomme, c’est Dieu en personne. Et Dieu est bien décidé à lui prouver qu’on peut prendre du plaisir à vivre sur terre. D’ailleurs, il lui propose l’immortalité. Il est comme ça, Dieu : quand il a une idée en tête, rien ne l’arrête. Évidemment, Lincoln râle un peu. Mais il se dit qu’après tout, ma foi, pourquoi pas ? Résultat : notre cow-boy se met à écumer les saloons, à piller les trains et à boire plus que de raison. Pas pour longtemps : il se retrouve pendu. Heureusement qu’il est immortel... Du coup, il se dit qu’il a peut-être intérêt à faire attention. Et c’est là que Dieu sort sa botte secrète : il lui propose de le transformer en justicier, rien que ça. Il aimerait bien le voir défendre la veuve, l’orphelin et le prolétaire exploité. Bref, devenir un héros. Là, on peut dire que Lincoln est mal barré… Le moins que l’on puisse dire aussi, c’est que la bande dessinée ne nous avait pas habitués à ce genre de western. Et c’est bien dommage, parce que ce premier tome de Lincoln est une petite merveille d’humour, de loufoquerie et, mine de rien, de sagesse – si, si ! La trajectoire de ce pauv’gars devenu bien malgré lui une sorte de figure de tragédie grecque est un vrai régal. Les dialogues sont jubilatoires, la dégaine du "héros" (façon de parler) particulièrement bien croquée, le personnage de Dieu quelque peu inattendu mais franchement réussi ? quant au Diable, qui fait un petit tour en "guest-star", il n’est pas mal non plus ! Le trait de Jouvray donne une manière de bonhomie aux personnages, et les couleurs en aplats installent les ambiances sans jamais nuire à la lisibilité du récit. On a tous quelque chose de Lincoln en nous, avec ce côté renfrogné et cette envie de tout envoyer balader… --Gilbert Jacques
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