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Mrs Dalloway
Prix : EUR 5,50

Les préparatifs d'une soirée, l'errance mentale d'un personnage énigmatique... C'est sur ces rares éléments d'intrigue que repose le récit d'une journée dans la vie de Clarissa Dalloway. Dans sa première oeuvre véritablement moderniste, Virginia Woolf rompt définitivement avec les formes traditionnelles du roman. Les souvenirs (ceux de Peter Walsh l'amour d'autrefois, de Sally Seaton l'amie de jeunesse) ressurgissent au gré de tout un réseau d'impressions et de sensations propres à l'héroïne, qui elle-même est vue à travers les yeux d'une myriade d'autres personnages (sa fille, Peter lui-même) qui traversent cette journée rythmée par le carillon de Big Ben, seul élément objectif qui demeure dans ce tableau impressionniste. Par un mouvement de ressac, le texte opère des incursions dans les différentes consciences en présence, qui à leur tour se coulent hors d'elles-mêmes pour envahir le monde extérieur et se relayer. Les différentes voix, sur le mode du monologue intérieur et du discours indirect libre, viennent enfler le texte, formant ainsi un entrelacs de "courants de conscience" tissé avec une aisance qui, déjà remarquablement maîtrisée, n'est pourtant qu'un prélude à la Promenade au phare et aux Vagues qui constitueront l'apogée de l'oeuvre de Virginia Woolf. --Sana Tang-Léopold Wauters

Une chambre à soi
Prix : EUR 6,00

Interrogée par des étudiantes de Cambridge sur le sujet suivant, "la femme et le roman", Virginia Woolf tente dans ce pamphlet de répondre à leur attente et laisse s'exprimer son irritation et ses convictions sur le sujet, tout en revenant sur l'histoire féminine de la littérature...

Elle explique ainsi comment les femmes ont été depuis toujours dans l'incapacité d'exprimer un quelconque génie, placées qu'elles étaient sous l'emprise financière et intellectuelle des hommes, et privées de l'essentiel, c'est à dire de quoi vivre, du temps et une "chambre à soi".

Je voulais lire des écrits de Virginia Woolf depuis longtemps et plus particulièrement cet écrit là.
Voilà qui est fait, et je suis heureuse d'avoir partagé pendant quelques pages le fil des pensées de cette auteure.
Toute mesure gardée, sa démonstration rencontre mes propres réflexions du moment. Comment écrire au milieu du salon et des enfants (apparemment Jane Austen y réussissait très bien), sans temps pour le faire et sans une solitude parfois nécessaire pour rêver un peu ?

Orgueil et préjugés : Edition spéciale
Prix : EUR 10,00

Elizabeth Bennett n'a pas de chance. Dès qu'il y a un homme désagréable dans le coin il ne peut s'empêcher de la demander en mariage. M. Collins d'abord, médiocre et servile, propose le mariage à tout ce qui bouge. Après tout le mariage est socialement obligatoire mais peu importe qui on épouse. M. Darcy en revanche choisit qui il désire épouser et s'y tient. Cependant les flèches de Cupidon se heurtent à la cuirasse d'amour propre d'Elizabeth, M. Darcy est certes riche et titré mais Elizabeth ne supporte pas son air hautain.

Jane Bennett est éprise de M. Bingley alors que sa s?ur Elizabeth méprise M. Darcy. Mais il y a méprise. Et dans cette méprise réside la force du livre (et sa supériorité par rapport à d'autres ?uvres de Jane Austen). Jane et Bingley ne contrôlent pas leurs amours et leur mariage n'aura lieu que si leur entourage le décide. La question de la nature de la relation entre Lydia et Wickham est une affaire éminemment sociale. Elizabeth et Darcy en revanche ont du caractère (jusqu'à l'orgueil) et nul tiers ne sera autorisé à interférer. Tout se passe dans la perception qu'ils ont l'un de l'autre : seuls leur orgueil et leurs préjugés peuvent se dresser entre eux.

Jane Austen n'est pas romantique. Les romantiques remettent en cause une société très policée et rigide. C'est dans cette société qu'évoluent les héroïnes de Jane Austen et elles ne veulent aucunement la chambouler, juste se ménager un petit espace de liberté et de libre choix quand elles se sentent étouffer. Elizabeth Bennett n'est pas romantique, elle est indépendante. Elle ne remet pas en cause le mariage lui-même mais elle tient à choisir son époux sans tenir compte des détails économiques. Jane Austen tourne en ridicule Collins qui obéit servilement aux convenances et Lydia qui n'y comprend rien et veut se marier par jeu, pour narguer ses s?urs. Une héroïne de Jane Austen doit avoir un c?ur mais aussi une cervelle. Si on ne peut pas dire qu'Elizabeth est une femme émancipée (ça serait aussi exagéré qu'anachronique) elle est néanmoins la seule femme du livre à faire des choix personnels opposés à ce que le sens commun voudrait lui imposer. Pour elle le mariage est autant une affaire personnelle que sociale et ne se limite pas à l'alliance de deux familles ou de deux fortunes. En ceci elle est en avance sur son temps.

Middlemarch
Prix : EUR 11,60

Grâce à amazon j'ai découvert ce livre et je ne le regrette pas .L'histoire est celle d'une petite ville d'Angleterre avec une galerie truculente de personnages qui représente toute les facettes de l'ame et les qualités et défauts des hommes .Se mèlent à ces portraits plusieurs histoires d'amour . Dorothea la raisonnable et vertueuse qui fait un mauvais choix avec son mariage avec mr Casaubon et qui réprime son attirance pour le cousin de son mari Ladislaw , la frivole Rosamund déçue par l'absence d'argent de son médecin de mari Lydgate, Mary qui a donné son coeur à Fred Vincy mais dont la raison lui dit de se méfier car il est inconséquent.. Autour d'eux une multitude de portraits attachants et intéressants le banquier Bulstrode dont le passé remonte à la surface,le pasteur Featherstone plein de bonté qui favorise les amours de Fred et Mary, mr Brooke qui veut se lancer en politique...
Vraiment ce livre est passionnant et on se laisse entrainer par cette saga
décrite avec une acuité surprenante.Cette galerie de portraits est exceptionnelle et je ne saurais trop vous conseiller de vous y plonger.

Orlando
Prix : EUR 5,50

Les Vagues
Prix : EUR 6,00

Les Vagues est un roman souterrain. Peut-être le plus ambitieux de Virginia Woolf. Elle y conduit à son paroxysme l'exploration du "flux de la conscience" déjà remarquablement maîtrisée dans La Promenade au phare. Au-delà de la fiction, elle veut atteindre le subconscient et tout ce qu'il capte, à notre insu : J'espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l'aube et le jardin, subconsciemment présents (...). Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant que j'essaie de représenter ; la vie elle-même qui s'écoule. Dans Les Vagues, s'entrecroisent les monologues intérieurs de ses personnages, comme autant de reflets irisés sur la mer, qui se répondent et frémissent au moindre souffle du vent. Parfois, un scintillement plus fort, plus pur semble-t-il que les autres : c'est une page de poésie (à supposer que le reste ne le soit déjà), écrite en italique, comme une respiration, une méditation sans sujet, dans laquelle se confondraient un instant toutes les autres. À 47 ans, dix ans avant son suicide, Virginia Woolf se bat contre ses crises successives de désespoir et d'euphorie. Pourtant, sa sensibilité écorchée perçoit la beauté qui perdure derrière le flot des heures. Plus que jamais, les mots lui permettent de cueillir ces "moments de l'être", tels des coquillages nacrés, envers et contre le flux et le reflux du temps. --Laure Anciel

La Promenade au phare
Prix : EUR 5,00

Ce sera assez court, note Virginia Woolf dans son Journal. Rien ne manquera au caractère de Père. Il y aura aussi Mère, Saint-Ives, l'enfance et toutes les choses habituelles que j'essaie d'inclure, la vie, la mort, etc. À 43 ans, jusqu'alors hantée par la disparition prématurée de sa mère et par le despotisme intellectuel et affectif de son père, Virginia Woolf se décide enfin à les placer au centre de son écriture. Avec passion et, pour la première fois, avec une immense facilité, elle se jette dans ce poème psychologique, chaque page la délivrant peu à peu et définitivement de ses souvenirs. Au rythme de trois parties inégales, trois vagues d'une mer intranquille, elle ouvre les fenêtres de la demeure de vacances des îles Hébrides aux souvenirs d'abord, puis au temps qui passe, silencieux, qui empoussière et jaunit la maison, et enfin à l'âme intemporelle des siens et de ce passé qui la constitue. À peine pose-t-elle sa plume que Leonard, son mari, crie au chef-d'oeuvre. Virginia Woolf elle-même considère cet ouvrage comme le meilleur de ses livres. Elle y perçoit à la perfection les "flux de la conscience", illuminés par ces miracles quotidiens qui donnent sens à la vie comme autant d'"allumettes inopinément frottées dans le noir"... Ou comme les feux alternatifs d'un phare. --Laure Anciel

La Traversée des apparences
Prix : EUR 8,80

Mrs Dalloway
Prix : EUR 5,00

Les préparatifs d'une soirée, l'errance mentale d'un personnage énigmatique... C'est sur ces rares éléments d'intrigue que repose le récit d'une journée dans la vie de Clarissa Dalloway. Dans sa première oeuvre véritablement moderniste, Virginia Woolf rompt définitivement avec les formes traditionnelles du roman. Les souvenirs (ceux de Peter Walsh l'amour d'autrefois, de Sally Seaton l'amie de jeunesse) ressurgissent au gré de tout un réseau d'impressions et de sensations propres à l'héroïne, qui elle-même est vue à travers les yeux d'une myriade d'autres personnages (sa fille, Peter lui-même) qui traversent cette journée rythmée par le carillon de Big Ben, seul élément objectif qui demeure dans ce tableau impressionniste. Par un mouvement de ressac, le texte opère des incursions dans les différentes consciences en présence, qui à leur tour se coulent hors d'elles-mêmes pour envahir le monde extérieur et se relayer. Les différentes voix, sur le mode du monologue intérieur et du discours indirect libre, viennent enfler le texte, formant ainsi un entrelacs de "courants de conscience" tissé avec une aisance qui, déjà remarquablement maîtrisée, n'est pourtant qu'un prélude à la Promenade au phare et aux Vagues qui constitueront l'apogée de l'oeuvre de Virginia Woolf. --Sana Tang-Léopold Wauters

Vers le phare
Prix : EUR 7,60

A lire absolument pour les amateurs de littérature anglaise.
D'un style classique, Virginia woolf livre un roman d'une sensibilité aigüe, où se méle espoir et désespoir.
A signaler, une description incroyable d'un diner où sans détail superflu , Woolf transforme ses personnages en fantômes, annoncant par là leur destin et la mort qui rôde.
De la vraie poésie, quoi !

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