|
|
 | Zoli
Prix : EUR 7,90
|  | Les Saisons de la nuit
Prix : EUR 7,40
Quand on pense à New York, la première image qui vient à l'esprit ce sont les gratte-ciel de Manhattan, tous ces prodiges d'architecture lancés à la conquête du ciel. Colum McCann choisit à l'inverse d'explorer les sous-sols de la ville, aussi impressionnants que sa surface. C'est un monde souterrain, couloirs de métro, tunnels obscurs où se cache toute une population de laissés pour compte, les oubliés de la cité prospère. Un monde qui a ses lois, ses lâches et ses héros. Colum McCann, dans une intrigue subtilement nouée, rapproche ces déshérités des terrassiers qui au début du siècle ont travaillé au percement des galeries du métro, des émigrés italiens, polonais, irlandais ou des Noirs tel Nathan Walker venu de sa Georgie natale. En reliant le destin de ces esclaves de la nuit à celui des sans abris d'aujourd'hui comme ce Treefog qu'un secret honteux oblige à vivre en marge de la société, le romancier new-yorkais, né à Dublin en 1965, brosse un portrait hallucinant de l'envers du monde contemporain. --Gérard Meudal
|  | Le Chant du coyote
Prix : EUR 7,00
Après 5 ans d?absence, Connor revient en Irlande pour passer une semaine avec son père. Il évoque sa vie, celle de ses parents, de son père surtout, photographe amateur qui a roulé sa bosse en Irlande, aux Etats Unis et au Mexique (il y a d?ailleurs rencontré celle qui deviendra sa femme). Chaque journée de la semaine est prétexte à un saut dans le passé et dans les souvenirs. Il y a plusieurs histoire dans ce roman : la vie du père assez extraordinaire, celle de la mère, celle du fils parti en quête du passé sur la trace de sa mère, les histoires d?amour (père/fil, père/mère et mère/fils). Le tout servi par une plume superbe, toute en émotion et en retenue. Un grand livre et un vrai coup de c?ur.
|  | Ailleurs en ce pays
Prix : EUR 6,00
Ces trois nouvelles ? deux brèves, une plus longe ? triptyque savamment agencé, semblent jaillir d'une nuit profonde, asphyxiante, bruissante de souffles et de plaintes muettes : la couleur de la verte Irlande est ici le noir, d'abord. Une Irlande contemporaine, mais pas forcément d'aujourd'hui : sa blessure presque intemporelle, comme en témoigne Une grève de la faim, qui évoque les très sombres "années Thatcher". Colum McCann pratique son art avec une exigence rare : dans cette écriture apurée jusqu'à l'ascèse, les mots sont soigneusement triés, pesés, nettoyés, ciselés et disposés comme pierres précieuses sur la table du diamantaire. Dialogues resserrés, voix couvertes dont seul l'écho nous parvient ? arêtes rugueuses aux scintillements de granit, gouttes d'eau tintant au fond du puits de la conscience. Une fille et son père, une mère et son fils ? deux fois : il est question d'héritage moral, de transmission et d'amour, de survivance aux limites de l'impossible et de l'indicible. Grand musicien moderne, McCann sait puiser dans la souffrance une vitalité orageuse, indomptable, pour nous adresser son secret, signe d'espoir, petit éclair ? dans la nuit. --Scarbo
|  | Danseur
Prix : EUR 7,70
Ange ou démon. Étoile? filante, peut-être, mais étoile qui brilla au plus haut par son génie et son ambition. C’était Noureev. Rudi. Rudik Rudolph. Prénom choisi par sa mère, Farida, en hommage à Rudolph Valentino. Et quel séducteur que ce jeune Tatar, un peu rustre, ayant grandi entre sa mère aimante, sa grande sœur et un père qui mettra des années à admettre le choix de son fils ! La force du roman de McCann réside dans son style narratif : raconter l’histoire de Noureev, par l’intermédiaire (imaginaire et romancé) de divers acteurs de sa vie : sa sœur, Serguei et Anna (qui le forma à Oufa et lui fit découvrir la danse et la musique), leur fille qui l’hébergea à Leningrad, ses amis, sa complice de scène et de coulisses la grande Margot Fonteyn, ses amants, sa gouvernante ou des anonymes fascinés par le talent du jeune garçon de l’époque… avec en filigrane une partie de l’histoire contemporaine soviétique dont certains aspects de la guerre froide semblent parfois un peu caricaturaux mais restent essentiels pour bien comprendre le contexte dans lequel évolua Noureev... et son exil ! Car l’étoile eut une vie à la hauteur de sa rage : pleine, violente, passionnée, exigeante, égoïste. Entre vampire génial qui pouvait tout sacrifier pour son art et ami dévoué, généreux et fou. Il y a de la fascination et de l’agacement devant cet homme hors norme qui eut la force ? plutôt rare de nos jours ? d’assumer, envers et contre tout, son destin à force de travail, d’acharnement. Car, y compris ses détracteurs, tous furent subjugués par cette énergie, cette incandescence que dégageait Noureev qui ne vivait que pour la danse. L’image sulfureuse de l’amant "cherchant du sexe" à tout prix, à tout moment, plein d’excès et de dédain, contribue à transformer en mythe cet animal de grâce, de chair. Il mourut du sida en 1993. Danseur, entre roman et biographie imaginaire, passionne par son sujet et par ses ressorts chers à tout best-seller américains : exil, sexe, provocation, malheur, pathos… Mais on aime à rêver devant le désir d’absolu de ce jeune Tatar de Oufa devenu un mythe, qui, tout petit, se cachait pour danser. --Marine Segalen
|  | La Rivière de l'exil
Prix : EUR 7,00
|  | La Rivière de l'exil
Prix : EUR 6,50
|
|